INTRODUCTION. XXV
prends pour type à ce sujet, je dirai qu'au plus fort des passions qui m'ont agité, à la
< sortie même de ces conciliabules politiques où je m'étais tant monté la tête en la
( montant aux autres, sitôt que je me trou-
< vais uni moment seul et séparé demes pré-
< tendus amis, je concevais les choses bien 1 autrement que je ne les avais envisagées en i leur compagnie, et n'hésitais pas à con-
< damner la plupart des doctrines que j'avais
< émises, de bonne foi pourtant, dans ces tui multueuses assemblées. 11 en sera de même, c soyez-en convaincu , pour les coupables ( qu'on séquestrera de leur entourage habif tuel; ils cesseront de s étourdir sur leur dé- ( testable vie, ils reconnaîtront leurs torts et t s'amenderont. Loin donc que la cellule pror duise en eux la folie, comme on veut bien [ le supposer, c'est la raison qui leur arrit vera par cette voie (i). »
(1) Un homme qui fui aussi égaré par la politique et qui revint noblement de ses erreurs, une des plus hautes et plus pures intelligences de noire époque, Silvio Pellico a dit : « La solitude absolue peut être bonne à l'amendement de « quelques âmes, mais je crois qu'en général elle l'est plus « encore si on ne la pousse à l'exirôme , si on ne l'isole pas