‹ Confession d'une jolie femmeChapitre 4 sur 18 · LA CITÉ DE LONDRES · texte numérisé non relu

LA CITÉ DE LONDRES

Huit jours se sont écoulés, et nous sommes à Londres. Londres, la capitale de la vieille Angleterre, la ville multiple, aux rues larges, longues, profondes, étendues et orgueilleuses : Regent-street, Hay-Market, Bond, Oxford, Leicester, Strand, Picadilly; aux places bruyantes : Belgrave, Trafalgar, Waterloo ; aux ponts gigantesques, aux parcs immenses ; Londres, si fier de ses docks, de Saint- Paul, de Westminster, de son Parlement, de sa Tour, de sa Tamise, de son tunnel et de sa prodigieuse industrie.

Mais Londres si sombre, si noir, si brumeux, si humide, si horrible.

Londres, qui, derrière ses rues aristocratiques et ses clubs où l'or ruisselle, étend les haillons de sa misère et de ses vices.

La Cité...

Des ruelles infectes : Oldgravel lane, Betts-street, Denmark, Pell, Rood lane, White-chapel.

On s'y pousse, on s'y heurte, on s'y culbute; tant pis pour celui qui n'a ni les poings serrés ni le jarret solide : on lui passe sur le corps.

Ce peuple est pressé.

AU right!... tout va bien. Il court au club, au tattersall. Les cabs se croisent, les tilburys vous dépassent.

Quatre heures ont sonné au "White-Hall, tour où le roi Charles Ier a été prisonnier; c'est l'heure du courrier; la Bourse ferme, la Banque s'agite. Une foule immense traverse le pont de Londres; l'eau bourbeuse de la Tamise disparaît sons une forêt de mâts. Les pavillons de tous les coins du monde flottent dans l'atmosphère, imprégnée de charbon de terre; les ballots de marchandises se déchargent sur le pont. La nuit descend complète sur la ville; il fait noir comme à dix heures du soir.

Alors le gaz s'allume, les torches flamboient, les boutiques se ferment, les tavernes se remplissent.

C'est une lutte nouvelle aux portes du publichouse. On s'arrachait le gain, on s'arrache le rumsteak.

Sur des tables grossières, sans nappe, sans serviette, l'Anglais mange.

Puis il mange encore; il mange toujours, l'Anglais — quand il ne boit pas.

Alors ce sont des pintes d'ale et de porter qui disparaissent.

Tout cela s'engouffre, sans réflexion, sans conversation, sans soupçon qu'il y a là un autre Anglais qui se livre au dur travail de la mastication.

C'était à Great-Tovjer- street, dans la cité du commerce. La journée avait été rude. Les affaires avaient donné.

L'animation se ralentissait un peu aux abords de la Banque et de la Bourse. On se portait moins du côté de la Tamise. Les cabs devenaient plus rares. Maître William Rogerson se frottait les mains.

Ce digne homme tenait depuis cinquante-deux ans la taverne de Billingsgat, du nom du marché situé non loin de là. C'était lui qui avait eu l'honneur de fonder cette importante maison, qui rapportait gros à son propriétaire, lequel, malgré ses soixante -seize ans bien sonnés, ne paraissait pas disposé à vouloir la céder.

Rogerson était né dans l'atmosphère infecte de la Cité, ses poumons y étaient faits, il désirait y mourir.

A défaut de culture d'esprit, il y avait gagné un embonpoint raisonnable qui le faisait bien venir de sa clientèle, et donnait de sa cuisine la plus haute idée.

Il était six heures ; les salles se remplissaient.

Bientôt, il y eut plus de cinquante personnes attablées qui mordaient à belles dents dans les tranches de roast-beeff saignant, augmentées de pommes de terre (the potates) pelées et cuites à l'eau.

Le choix n'était pas grand à faire.

Ni potage, ni poisson, ni volailles, ni gibier, ni fruits savoureux.

Du roast-beeff, des beefsteak, des pommes de terre, du chester.

Mais, en revanche, beaucoup de roast-beeff, de beefsteak, de pommes de terre et de chester.

Tellement que vous crieriez grâce si on vous imposait vingt-quatre heures une semblable nourriture.

L'Anglais recommence tous les jours; il noie le tout de thé noir, de bière, de gin et de wiskey.

Grand bien lui fasse !

A une table isolée, il y avait deux hommes qui finissaient leur repas.

Il avait été suffisamment arrosé.

Il faut dire aussi qu'il avait été copieux.

Ces deux hommes, vidant une cinquième pinte de bière, causaient avec animation.

« Ta es toujours du même avis? disait l'un.

— Toujours. »

Le premier hocha la tête.

«Eh bien! fit le second, trouves -tu quelque chose à redire.

— Peut-être.

— Parle.

■ — Tu vas encore t'emporter.

— Non, j'ai bien soupe, je suis bon diable ce soir.

— Eh bien ! il me semble que tu vas trop vite en besogne.

— Trop vite ! ... »

Ce dernier frappa de son poing fermé sur la table.

« Es-tu assez peu pratique! s'écria- t-il... Trop vite en besogne, moi, Croswnor, qui n'ai jamais su de ma vie rien faire à temps?

— C'est mon idée, dit l'autre.

— Elle est mauvaise, ton idée.

— Possible, mais tu ne m'en feras pas changer.

— Prends garde, dit Croswnor, dont les deux pointes de favoris s'aiguisèrent, et qui roula des yeux féroces.

— Tu vois bien que tu te fâches.

— Tu en as menti !

— Allons, bon !

— Si je me fâchais, je t'aurais déjà étranglé !

— Nous serions deux.

— Toi, tu oserais lutter avec moi?

— Sans me gêner, encore.

— Nous allons voir.

Et, avant qu'on eût eu le temps de séparer les

deux amis, ce que, du reste, personne ne songeait à faire, Croswnor et Blawill, que nos lecteurs ont reconnus, se jetaient l'un sur l'autre et s'administraient sans parcimonie une volée de coups de poing.

Ils tombèrent dru et ferme.

Croswnor les donnait plus ferme, mais Blawill les évitait plus adroitement.

Il y avait donc égalité parfaite des deux côtés ; Blawill les recevait plus serrés que Croswnor, mais Croswnor en recevait davantage.

Ils s'escrimèrent de la bonne manière et un temps assez long.

Personne ne bougeait.

Ni le tavernier, ni ses garçons, ni les autres consommateurs, qui étaient cependant en grand nombre, ne les séparèrent.

A peine si on les remarquait.

D'abord, rien n'est plus commun que deux individus qui se boxent. Cela se voit tous les jours et à tous les coins de rue. Où c'est drôle, c'est quand le couteau joue ; autrement, la rixe ne vaut pas la peine qu'on lève la tête.

Puis, l'Anglais s'occupe de ses affaires et non de celles de son voisin.

Chacun fait ce qu'il veut. On verrait en pleine rue deux hommes se préparer à se couper la gorge, que personne ne se permettrait d'entraver leur

liberté. Du moment que vous ne dites pas du mal de la reine Victoria et du bien des Français, vous êtes entièrement libre.

Croswnor et Blawill continuèrent à plaisir à se meurtrir le visage et à se démolir les épaules.

Mais comme la rixe continuait, que les deux boxeurs avaient l'air de bonne volonté et de solide résistance, on finit par trouver que le spectacle valait la peine qu'on se dérangeât pour lui. Plusieurs Anglais qui avaient leur digestion à faire, se levèrent de table et firent galerie.

Ils regardèrent sans dire mot, et allumèrent un cigare.

Blawill reçut un fort coup de poing sur l'oeil gauche.

L'Anglais se dérida.

« Bravo ! » fit-il .

C'était bravo pour Croswnor; mais Blawill ayant su éviter le second qui eût été mieux encore, la galerie fit bravo pour Blawill.

Les Anglais qui avaient autre chose à faire ne regardaient même pas du côté de la rixe. Quant à maître Bogerson, très occupé, il n'y prêtait qu'une médiocre attention. Une fois cependant, il ne put s'empêcher d'applaudir.

Croswnor avait été renversé, et sa tête ayant frappé contre un angle de table, il avait le crâne tout en sang.

(( Well, well, good, good, very-ivell, very-good! ce fut cette fois une explosion.

Le pauvre Croswnor se releva tant bien que mal et gagna sa place.

Avec son mouchoir il étancha le sang et demanda une nouvelle pinte de bière.

On l'apporta et il remplit les deux verres, le sien d'abord, puis celui de Blawill.

« A ta santé, mon vieux, dit-il à son adversaire. .Te ne savais pas que tu avais le poing si ferme... C'est bon signe, tu feras ton chemin.

— Je l'espère, dit Blawill qui, pour n'avoir pas subi l'échec arrivé à Croswnor, n'en était guère mieux partagé.

— Vois-tu clair?

— J'ai l'œil droit.

— C'est heureux. »

Ils rirent, et la galerie, voyant qu'il n'y avait plus rien à attendre, se dispersa.

L'avant -veille, deux hommes s'étaient boxés comme cela, et l'un d'eux était resté sur le car-

reau.

C'était au plus fort du roast-beeff, personne ne s'était dérangé.

Le vainqueur s'en était allé par une porte de derrière pour ne pas avoir, disait-il, une mauvaise affaire sur le dos, une pension à faire à la veuve ; on ne l'avait pas plus inquiété dans son départ que

dans son action. Quant au pauvre diable, on l'avait porté au dehors parce qu'il dérangeait le service ; un policeman, le rencontrant dans son trajet une heure après, s'en était arrangé.

Mais les deux misérables que nous connaissons étaient redevenus les meilleurs amis du monde.

Ces hommes étaient faits pour s'entendre, quant au fond; — chez eux, la forme différait.

Croswnor était pour les coups décisifs, énergiques, violents, rapides; Blawill acceptait le mal autant que Croswnor, mais il le discutait, le pesait, le retardait.

En fin de compte, il valait mieux.

Sans Croswnor, qui l'avait entraîné, il ne fût peut-être jamais devenu un assassin.

Ils revinrent sur la question qui les occupait précédemment et que les coups de poing sagement administrés de part et d'autre n'avaient pas éclaircie.

« Je te dis, moi, qu'il faut nous presser, reprit Croswnor.

— Eh bien ! ce n'est pas encore mon avis.

— Tu es donc incorrigible?

— Oui.

— Voyons, expliquons-nous.

— Je ne demande que cela.

— Nous avons été payés pour faire une besogne...

— Sans doute.

— Bien payés.

— Hum!... enfin... payés... Eh bien! après?

— Eh bien ! après, c'est bien simple... il faut la faire.

— Elle est faite.

— Mais puisque la Mignonne vit.

— C'est notre affaire.

— Pas du tout, c'est l'affaire de l'autre.

— La Fouine a tué la vieille carcasse qui gardait la Mignonne, c'est aussi bien fait; mais ce n'est pas ce qu'on nous a demandé. Pourquoi nous a-t-on payés? voilà ce que je veux savoir.

— Pour enlever la Mignonne au vieil abbé. . — Et...? continue...

— La faire disparaître..

— Eh bien!... la faire disparaître donc, la

tuer. »

Blawill eut un frisson.

« L'oserais-tu, toi? dit-il.

— Dame!.,, oui et non... Ma foi, oui, puisqu'il le faut.

— Je te dis que tu ne l'oserais pas.

— C'est bien possible, après tout, mais il y a la Fouine qui fera le coup pour pas grand'chose...

— Une vilaine femme . . .

— C'est la Fouine, pardieu ! elle est bien connue. C'est elle qui livre toutes les Irlandaises à la

rousse, et qui est cause qu'on en a expédié plus de sept cents la semaine dernière pour les colonies.

Pour deux schellings, elle tuerait son père, la Fouine, si elle en avait un; mais ces filles-là, ça n'a ni père ni mère. Ça naît dans la rue, au coin d'une borne, comme les champignons vénéneux, ça pourrit dans le ruisseau, et toujours ça empoisonne l'air.

— Jusqu'au jour où on les écrase du pied, dit Blawill.

— Pas de colère , fit Croswnor, cette fille-la nous est utile.

— Elle martyrise la Mignonne.

— Faut-il pas la contrarier pour une chiffon qui ne nous est rien de rien ?

— C'est une enfant.

— Dont on nous a payé la mort, dit Croswnor d'un air sinistre.

— Si nous nous arrangions pour dire qu'elle est morte, dit Blawill, et que nous la cachions?

Croswnor haussa les épaules.

« Toujours des demi-mesures, » dit-il.

« Mais quelle importance l'existence d'une pauvre petite enfant comme cela peut-elle avoir?

— Que tu es simple, dit Croswnor, et que tu me fais de peine! Crois-tu qu'on tue pour le plaisir de tuer en ce monde, et qu'on jette les livres sterling

pour les beaux yeux de deux misérables comme nous?

— Sans doute qu'il y a une raison.

— S'il y a une raison!... et une solide, va !

— La connais-tu ?

— Écoute, je crois la connaître. »

Blawill se pencha, et Groswnor se disposa à parler; mais avant de commencer, il jeta prudemment un regard interrogateur autour de lui.

Il parut satisfait.

Personne ne pouvait l'entendre, sauf peut-être un gros homme qui buvait de la bière à une table voisine.

Mais ce gros homme devait compter peu.

Il y avait une heure environ qu'il était là, et à lui tout seul il avait déjà vidé sept pintes de bière de Barclay.

« Il va bien, le bonhomme, dit Groswnor, mais il doit commencer à voir double.

— S'il voit double, dit Blawill, il ne doit pas entendre du tout.

— C'est mon avis... seulement, par prudence, penche-toi plus que cela, que je ne sois pas obligé de crier. »

Les deux hommes se rapprochèrent.

<c Figure-toi, reprit Groswnor, que cette petite à qui nous avons donné le nom de la Mignonne n'est pas à l'abbé Yaucroy.

— Cette farce, dit Blawill, un prêtre catholique.

— Eh bien?

— Eh bien ! les prêtres catholiques ne se marient pas.

— Ah ! j'ignorais... Mais les enfants ?...

— Du moment qu'ils ne se marient pas, ils n'ont pas d'enfants.

— C'est une raison, cela... enfin... Eh bien! la Mignonne n'est pas non plus la fille de la vieille que la Fouine a finie... c'est une enfant de... »

Ici le gros homme, qui continuait à vider de nouvelles pintes de Barclay, tomba de côté tant il avait bu.

A peine s'il pouvait se tenir sur son banc. Il se releva tant bien que mal et parut faire de grands efforts pour se maintenir dans un juste équilibre; mais, malgré lui, son gros corps penchait toujours du côté où Croswnor et Blawill s'entretenaient.

« Cet homme-là m'embête, dit le premier.

— Laisse-le, dit Blawill, tu vois bien qu'il est ivre.

— Qu'est-ce que ça peut être?

— Quelque marin qui revient de tournée et qui n'en mènera pas large tout à l'heure.

— Il va bien, le marin mais ça me paraît

louche.

— Je te dis, moi, que c'est un marin hollandais, je reconnais la veste.

— Après tout, ça m'est bien égal.

— Et à moi aussi.

— Je te disais donc, reprit Groswnor, qui ne s'occupa plus de son voisinage, que la Mignonne n'est pas plus la fille de la vieille que de l'abbé, et que c'est une enfant de quelque gros richard.

— Tu crois?

— Je le sais ; elle est de trop, vois-tu, sur la terre. Elles étaient deux comme cela, la mère et la fille.

— Ah!

— La mère est morte, et la Mignonne est restée .

— Et ça gêne quelqu'un ?

— Fort. »

Groswnor eut un gros rire.

(( Il paraît que la Mignonne morte, il y a un héritage sous cloche... Oh! mais, tu sais, quelque chose comme plusieurs millions pour lui...

— Lui?...»

Groswnor entendit souffler la respiration du marin hollandais, et se recula.

« Si nous partions? dit-il.

— Tout à l'heure.

— Cet homme-là me gêne. »

Blawill réfléchissait.

« Dis donc, fit-il, j'ai une autre idée, moi.

— Est-elle bonne, cette fois?

— Tiens, la voilà... Tu dis que la petite est riche.

— Oh ! oui.

— Eh bien ! sauvons-la, et quand elle sera majeure, elle nous enrichira, nous qui aurions pu la tuer et lui aurons laissé la vie.

— La reconnaissance, dit Groswnor, je n'y crois pas ; je suis de ceux qui aiment mieux tenir que de courir, et le jour où nous aurons la preuve de sa mort, il y a pour nous...

— Combien?

— Dix mille livres.

— Diable ! fit Blawill.

— Et à partager, si tu fais le coup avec moi.

— Je le sais ; mais, vois-tu, cette enfant-là, elle me fait de l'effet.

— Bah î la Fouine fera le coup, et nous aurons pour nous le bénéfice. »

Blawill ne savait plus que dire ; les dix mille livres agissaient fortement sur son tempérament. « Buvons un coup, dit-il, nous allons réfléchir.

— Oh! c'est tout réfléchi... lui vient demain; il faut que ce soit pour cette nuit.

— Eh bien ! soit, dit Blawill, mais je te jure bien qu'après, je redeviens honnête homme.

— Nous avons le temps pour cela. »

Ils se firent apporter de la bière, vidèrent la pinte et se levèrent.

« A votre santé, gentlemen ! dit la voix du marin hollandais, qui avait amassé devant lui six pintes

nouvelles, me laisserez -vous me désaltérer seul toute la nuit?»

Et, remplissant les verres de Croswnor et de Blawill :

« Que diable î fit-il, on ne trinque donc plus avec le marin?... Nous ne sommes pas à la guerre, que je sache. »

Les deux hommes se regardèrent.

« Ou cet homme-là a tout entendu, dit Croswnor à l'oreille de Blawill, et il est à ménager, ou il ne sait rien, et il n'y a pas d'inconvénient à boire un coup de plus. »

Ils trinquèrent.

« A la bonne heure ! fit le marin, vous comprenez la vie, vous autres, et la boxe. »

Il bourra sa pipe, jeta son tabac sur la table, et, d'une voix de stentor, commanda trois verres de gin...

« C'est un bon diable, dit Blawill.

— Moi, je me méfie un peu, fit Croswnor. » L'homme avait bonne figure, cependant, mais

les mains bien blanches pour un marin.

« Vous revenez de loin, l'ami? demanda Croswnor.

— De Rio-Janeiro.

— Et vous repartez bientôt?

— Demain.

— Bien loin?

— Le Brésil.

— Bon voyage.

— Merci, et à votre santé, mes amis. »

Il fit revenir plusieurs tournées, et Croswnor, une fois parti, ne fut pas le dernier à vider son verre.

« C'est décidément un bon diable, » dit-il.

Sous sa veste de bure grise , le marin avait un vêtement noir et une croix d'argent.

Originalité et superstition, sans doute.

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