‹ Confessions d'un journalisteChapitre 7 sur 41 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

été heureuse, en ce que je me suis trouvé en fréquentation suivie avec bien des hommes éminents et directement mêlés à des choses graves, puisant dans mes relations aussi bien que dans les événements des leçons d'un ordre élevé, soit pour me rectifier, soit pour m'aflfermir. Légitimiste « de naissance, » je suis demeuré fidèle à la Royauté en exil tant qu'elle m'a semblé susceptible d'arracher la France aux menaces, aux secousses, aux catastrophes de la Révolution. Lorsqu'il m'a été démontré qu'elle n'était réellement pas faite pour un tel labeur, et que, à sa place, l'Empire pouvait réaliser le miracle, je me suis rattaché à cette forme nouvelle et puissante delà Monarchie, loyalement, ouvertement, fièrement, c'est-à-dire sans forfanterie et sans contrainte, surtout sans méconnaissance lâche et méprisable de ce que j'avais volontairement et gratuitement servi. Je ne m'étais pas aliéné dans le passé; je pouvais en toute honnêteté m'incliner devant le Souverain qui venait de sauver mon pays, et lui donner mon dévouement entier, tout en conservant pieusement^on refiq[>ect pour le représentant des anciens r^is de France. A jçet égard,'ôia conscience, cètt'èHiîréctrice ^;t; ii^xïbl^ de îtous les atctes de ma vie, est en un ^* complet repôs^le rfai |)as failli dans ma politique, 'et, pour m'âèver au-dessus de toute suspicion querelleuse, j'ai refusé obstinément les emplois

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