PARTIE H , LIVRE VU. isi
9» enfin puisqu'il s'agit de déplaire le moins w qu'on pourra , il faut mettre le plus de rai- » son qu'on peut /même dans un mauvais di- » vertissem en t~ d'opéra.
» Je me rapporte de tout à tous et à M. Bal- » lod , et je compte- avoir bientôt l'honneur de » vous faire mes remerciements , et de vous » assurer , monsieur , a quel point j'ai celui » d'être, etc. »
Qu'on ne soit pas surpris de la grande politesse de cette lettre, comparée aux autres lettres demi-cavalières qu'il m'a écrites depuis ce temps-là. Il me crut en grande faveur auprès de M. de Richelieu; et la souplesse courtisanne qu'on lui connoît l'obligeoit a beaucoup d'égards pour un nouveau-venu, jusqu'à ce qu'il connût mieux la mesure de son crédit*
Autorisé par M. de Voltaire et dispensé de tous égards pour Rameau qui ne cber choit qu'a me nuire, je me. mis a travailler, et en deux mois ma besogne fut prête. Elle se borna, quant aux vers, a très-peu de chose : je tâchai seulement qu'on n'y sentit pas la différence des styles , et j'eus la présomption de croire avoir réussi. Mon travail en musique fut plus- long et plus pénible. Outre que j'eus a III. • 6