PREMIÈRE PARTIE
thée 0*Neddy que voici qui mourraient chez nous s'il n'y avait encore céans (et léans de nos jours) des jeunes gens, eussent-ils quarante et
cinquante ans... avec le diable au corps, par dessus le marché 1
De Glatignyl Son livre ^ ie^ Vignes folles, où toute Taudace, toute la grande belle verve française furent retrouvées pour Poncho n, que vous les retrouvassiez sous une tout autre for* me non moins puissante. Sa comédie : Vers
les Saules :
Je jette à qui le veut mon cœur : je n'en veux plus !
Sou livre de dessous le manteau et de derrière les fagots : Joyeusetés galantes :
Le poète excellent dont nous t'offrons les carmes, De son temps, bon lecteur, fut un des bons railiards Que l'on vit sous les armes !
D'ailleurs, acceptant avec orgueil la dureté de sa vie, ayant souffert tout au monde, même d'être arrêté par la « maréchaussée » de Corse comme étant Tassassin du président Potnsot, lui
qui répondit au procureur iii)[jerial ;
Or, moi je ne suis rien que le fils d'un gendarme, ce qui était vrai, et qui, mis au violon, se dit:
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— Jud, alors!
Ces notes sont trop anecdotiqucs pour que mon cœur et mon goût insistent trop sur ce cher disparu dont il sera question, tout à Theure encore.
Quant à Catulle Mendès, ce fut, à mon égard, un magicien, à qui tout mon hommage est dû, en dépit de quelque dissidence que je ne défendrai pas à mon amitié si profonde de ne pas taire quand il faudra.
Mais, ça ne fait rien. Et los à ces deux associés de ma jeune misère... pour rire, en ces temps-là, — pas beaucoup plus riches que moi... quoiqu'il ait été dit :
Ah ) que Rothschild est pauvre, il n'a pas vu Lagny^
Sans bonheur et sans joie Le riche est ce poète appelé Glatigny...
€t parce que le poète est toujours pauvre, quand même il s*appelerait Byron, Lamartine ou Ten-
nyson.
Il est vrai qu'il y a Homère, Chatterton et, en attendant mieux, presque nous tous, les moder*
nés, jeunes et vieux.
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MAIS il n'est que temps, au moment de clore cette première partie de ces notes sur ma vie, de revenir au point de ma.
prime jeunesse où je passais mon bachot, c'està dire vers i*âge de dix«sept ans, Le dit bachot ((dont j*ai gardé le diplôme imposant) ne fut pas ma seule initiation aux choses de inexistence, si j*ose m'exprimer ainsi. Déjà la Femme me hantait ou plutôt hantait et tentait mes rêves. Mais, voîlà ! comment faire pour la hanter, sinon pour da tenter ? Mais l'entêté que j'étais déjà, sans plus de volonté, d*ailleurs, qu'aujourd'hui, — du moins des gens pensent ainsi j — finit tout de même par se procurer la somme peu considérable et le renseignement nécessaire en vue d'une «orgie à la tour »... II va sans dire que par orgie à la tour » j'entends Taccès de ces mai-
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sons qui tendent, paraît*îl, à disparaître, etoù^ si j étais encore ingambe et que je ne fusse pas devenu ce monsieur empêtré, j'irais, tellement les femmes honnêtes (?) m*ont rendu sceptique à Tégard du sexe enchanteur... La pièce de dix francs indispensable à mon dessein fut distraite par moi de la modeste mensualité que me faisaient mes parents pour mes menus plaisirs.
Une carotte tirée à ma mére, devait récupérer doublement et triplement ce prélèvement, au profit de mes « passions », sur ce budget d un> écolier qui devenait un mauvais sujet.
Le renseignement jtouchant rétablissement recommandable me fut fourni par un camarade d'une année plus âgé que moi, un nommé F...
qui finit en dernière information, <l clarinette )> au théâtre des Folies-Marigny. Quant à celui' de mes débuts. . . dans la galanterie, il se trouvait dans une rue bouleversée depuis, la rue d'Or* léaas-Saint-Honoré, et dans ce bouleversement, disparut. Ce fut une maison d'apparence modeste, aux volets chastement fermés, qui n*avait d'emphatique qne son numéro. Le soir, au bord d'un corridor faiblement éclairé, quelque dame
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