DEUXIEME PARTIE
Car il faut vous apprendre que ce fut par lettres, elle en villégiature en Normandie, et
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moi, mon bureau de l'Hôtel-de- Ville me rele*
narit à Paris, que lut composé ce c hcr petit volume qui est encore, ô jeunes gens qui aimez ce • que je fais, ce que jVime encore le mieux danscette inieuiic p luvrc œuvre !
De ce jour data ce qu'on appelle communément 4L une nouvelle ère » dans ma vie. La façon ou plutôt la tournure de ma conduite jusqu'ici, depuis ma vingtième année (et j'avais alors vingt-cinq ans passés; qui avait été débridée sinon tout à fait effrénée, tendit à se rcsjulariser. à se ranger, pour parler bourgeoisement : en un mot. je songeai à faire une (in, et comme j'étais en somme tout jeune, la bonne fin, trêve et terme aux excès, boisson, femmes, commencement de ^a sagesse, non, pas tant que cela î de la modération en vue d'un possible et probable bonheur ou du moins calme conjugal
Mais, pour bien vous faire apprécier, goûter cette phase si importante de ma jeunesse, il convient de revenir encore en arrière, après quoi ces notes iront plus rapidement jusque à peu près l'époque actuelle qui est, je le crains
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DEUXfkME PARTIE
OU l'espère, ou les deux 1 la dernière de cette suite maussade, en définitive, d'événements
contradictoires qui fut et continue d'être l'existence^ la mienne !
Delix grands chagrins s^étaient succédé, il y avait six et cinq ans, pour mon c œur. Mon père, à la suite d'une chute dans un escalier, avait contracté, quelque huit ou dix mois auparavant, une maladie de la moelle épinière qui se mani« festait par des attaques épilepti formes, dites, je crois, séreuses [)ar les médecins, attaques de plus en plus fréquentes et suivies d'hébétude, et, sur la tin, de retours intermittents à l'enfance, accompagnés d*embarras extrême dans la parole et d'accidents ataxiques des plus alarmants et des plus pénibles à notre tristesse à ma mère et à moi.
Pour finir vite avec ce souvenir encore si vif bien que vieux de trente ans, je perdis mon père le 30 décembre 1865. Si je donne ce détail qui peut sembler trop précis chins l'espèce, c'est parce que du fait même de la date, j'eus le supplément de peine d*enterrer mon pauvre papa le premier janvier î Ce trajet funèbre à travers les
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