X4Û CONFESSIONS
festivités et la joie de ce jour si bête m'est resté dans la mémoire comme Tune des plus
odieuses besognes et l'un des plus douloureux devoirs l
Joignez à cela que, la veille, j'avais eu par
surcroît, ù l'Etat-Major de la Place, une discussion des plus acharnées, au sujet du piquet d'honneur dû au grade et aux décorations de mon père. <s Comme le lendemain était un grand jour de tête, on ne pouvait fournir le piquet, mais si je voulais il y aurait peut-être moyen de
procurer de la i^arde nationale. » Là-dessus, je ne pus ra'empécher de rire en dépit de ma tristesse, et puis je m*emballai tellement, aidé dans ma trop juste réclamation par un ancien camarade de mon père qui m'accompagnait, que j'obtins le piquet de ligne... Mais ces chî* noiseries m'avaient énervé au possible et je me souviens comme d'hier de l'état d'irritation qui, grâce à tout ça, se mêlait en ce jour de foule stupidement en fête et de mten sî profond deuil , à mon abattement et à ma dépression de fils au désespoir.
Car j 'aimais profondément mon père qui avait
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