‹ Confessions notes autobiographiquesChapitre 32 sur 52 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

tatent un charme de plus dans ce courrier presque quotidien qui me tint durant deux mois pas trop, trop longs en somme. Mes réponses s'y faisaient de plus en plus, non pas pressantes,, justes dieux ! mais plus cordiales, plus éprises ; elles m'étaient de véritables joies presque déjà^ sensuelles, en les écrivant. Oui, je frémissais combien voluptueusement ! Un frisson commeci une fièvre amoureuse « pour de bon » me faisait des fêtes encore chastes peut-être, mais, non sans une pointe charnelle, Taiguillon,.

quoi !

D'ailleurs une dernière lettre de

...La main à ce point petite

Qu'un oiseau-mouche n'y liemlniit...

m'annonçait un très prochain retour à Paris.^ Des recommandations de « sagesse », de pa* .tience, s'y mêlaient plaisamment à de naïfs, calculs en vue de nous prouver à tous deux^ que tout était pour le mieux dans notre affaire, rapport d'âge, de goûts, d'éducation, de bonne bourgeoisie, enfin des choses d'argent !... Elleme convoquait, avec un petit tour romanesque, dans son autrement sensé et très sensé langage,.

à des efforts vers la chose de bien mériter no* tre futur commun bonheur. Elle citait même

l'exemple, qu'elle me proposait, du prince Oalaor et de ses travaux pour sa belle...

Le bienheureux jour tant attendu en attendant (combien donc plus !) l'autre encore dans un avenir désespérément indéterminé, et Dieu sait s'il était destiné à en subir de ces ater* moiements, et quels ! ce jour- là, ce dernier jour-là ! le jour, disais«je, du retour, du revoir, le jour dont j'avais écrit ces deux vers que j'avais envoyés, entre quelques autres, à qui de droit, la veille ou la surveille,

Où, seul rêve et seule pensée, Me reviendra la fiancée. . .

ce jour de liesse arriva enfin !

L'entrevue ne devait avoir lieu que le soir, après dîner. Qu 'il me parut long, bien que bon ce divin et infernal jour-là ! Aussi, quand s'approcha l'heure exquise, quel soin, pour passer le temps d'une manière du moins conforme à mon train de pensée, apportai-je ou n'apportaije pas, moi d'ordinaire expéditif en ces matiè-

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