‹ Confessions notes autobiographiquesChapitre 45 sur 52 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

•me a de cheveux 1 y> Or, dès cette époque je -commençais à ébaucher et non « de main morte » la parfaite calvitie qui me distingue aujourd'hui de quelques-uns de mes contemporains, même des mieux favorisés naturellement sous ce rapport-là... L'on causait de tout un peu enat> tendant les quelques invités peu nombreux (vu 4es circonstances de la guerre et les nouvelles de plus en plus mauvaises), parmi lesquels M. Camille F^clletan, un camarade de longue date, -alors poète et auteur mcme d'une comédie en vers qu*il devrait bien imprimer, car, ainsi, du Teste, que plusieurs petits poèmes dont il donnait à cette époque volontiers lecture à ses in* times, elle était marquée au bon coin banvillesque avec de l'originalité vraie. .. La vie, qui est si baroque, a fait de ce fantaisiste aimable, primesautîer, gamin et enfant à ses heures, un homme politique de qui d'aucuns, lesquels d'ailleurs peuvent sans usurpation se mettre en tête des imbéciles du reportage parlementaire, ont fait, de toutes pièces, le Croquemitaine et le Diable sortant tout ébouriiïé d'une boîte à ressort, qu'on sait... et qu*on n'a jamais vu.

Ma fiancée descendît enfin toute rosée sous

un long voile blanc. Elle ne portait plus aucune trace de sa récente convalescence et était redevenue, peut-être un peu plus forte, la mignonne de naguère. Eile me salua d'un regard où se lisait l'assurance, la chère assurance de la veille et comme de la résolution au quand même promis ! Sa vaillance merendit encore plus vaillant et ce fut d*une main de serment que je serrai la sienne, ferme aussi. C'était donc charmant et ce fut d'un pied de conquête, presque, que j'escaladai le plutôt trop haut marchepied de la. seconde voiture où se tenaient trois des témoins dont M. Paul Fouciier qui finissait jnste à ce moment précis une phrase qui signifiait que j'aurais bien de la chance si l'on nous octroyait le conjungOy vu le décret, exécutoire, de la veille,..

La cérémonie, toujours un peu ridicule, du mariage civil, rendue on eût dit plus solennelle par précisément cette inquiétude que nous partagions tous plus ou moin?, commença par des lectures suivies de signatures sans fin. Après quoi le maire de Tarrondissement qui s^était

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