DEUXIÈME PARTIE
cette révolution à ia fois pacifique et redouta* blement conforme au $î vrai, Stvispacem para
bellutn; avec ce manifeste anonyme, à force de noms obscurs et volontairement modestes sous la simple rubrique de Comité central ^ qui, ainsi que caractérisaient son allure du début des vers de moi, dont le premier seul m'est resté en tête.
Sans decianialion et sans logomachie
avait tout bonnement posé, d'aplomb et net et
bien, la question politique intérieure et indiqué d*un trait parfait le futur problème social à résoudre illico^ fût-ce par les armes.. . Les choses s'étaient gâtées depuis. En face du gouvernenicnt abiolu de Ver^ailles et des stratégies à laCavaignac, mises en œuvre par leThiersdes rues Transnonnaîn et de Poitiers, s'était substi* tuée à la belle évolution populaire, la seule intelligente peut-être évolution populaire de toute la Révolution française à travers ce siècle, la reconstitution, historique jusqu'au plagiat, d'une impossible commune de Paris, bavarde, brouillonne, doctrinaire en outre ! N'importe, le mot, alors magique pour mon esprit tout imbu
a5a CONFESSIONS
d^hébertisme pittoresque, in*avait séduit comme
m'avait convaincu la si claire et bien manifeste expansion du i8 mars.
Si bien que, quand arriva la fin lamentable, je ne fus pas à mon aise du tout. A vrai dire, après avoir gardé mon humble emploi de rédacteur à Tordonnancement, j'avais accepté la sinécure, à défaut d'aucun ordonnancement possible dans une telle administration succédant à plus de six mois d^une administration presque « aussi pire », la sinécure, comme qui dirait l'honorariat de la fonction de « chef de bureau de la presse », dont le titulaire, plus tard fortement condamné par les conseils de guerre, .existait, absolument^ au ci-devant exministère de rintérieur. J*étais resté dans ma pièce d'autrefois où il y avait place pour deux, et écrit sur la porte aux vitres dépolies depuis des temps immémoriaux : « Le PUBLIC N*ENTRE