PARIS
\ oici lea pouls et les hauts monunrv Qu'on N<»ii régner sur <m immense espa< Ils ne m oui poinl laisse d'étonnemens , El je suis seul dans la Foule qui pai
Oh! (•<■ n'est pas un mouvement <1 orgw il I Humble, je vis eu ma vaste pensée —
Mais par instans il faut briser ce deuil; Vive colombe au ciel pur élancée , Respire l'air et bois plus de bonheur, Mon àme, fuis ce néant où nous somme*, Tout s'évapore et remonte au Seigneur; La goutte d'eau coule au fleuve des homme* ■
La goutte d'eau passe dans le torrent Inaperçue et sans laisser de trace ; Le peu de bruit que j'ajoute au courant Sans un écho se perdra dans l'espace ; Mais je voudrais respirer mon matin, Baigner la Heur qui sur le bord s'incline,
i38 A PARIS.
La rafraîchir, vivre de son destin, Et remonter à la source divine.
Je concevais un radieux espoir,
Mais chancelant sur sa base il s'écroule;
De mon matin le chagrin fait un soir,
Où trouverai-je un appui dans la foule ?
Qui comprendra mon talent agité?
Tous ces grands noms refuseraient d'y croire;
Faible lueur, fuis, c'est témérité!...
Tu vas te perdre au foyer de leur gloire.
Mon souvenir ne vous accuse pas , 0 Casimir, chantre de Messénie , Bon Andrieux, qui conseillais mes pas; J'ai plaint Gilbert , je n'ai pas son génie ; Je restais fier sans plier sous l'effroi ; Je méditais libre en ma solitude :
Dans les beaux arts il faut être par soi , L'indépendance a fécondé l'étude.