LA MAISONNETTE
Comme ils ont vite effacé nos douleurs
Tes doux baisers sous nos berceaux en fleurs î
Coulez, beaux jours, par des pentes plus douces, Trop vite, hélas! loin de nous vous fuyez; Il fait si bon à vivre sur ces mousses, Sur ces gazons par le vent essuyés !
Salut , salut aux plaisirs nés de l'âme , Ainsi que nous ils ne vieillissent pas : Le souvenir rajeunit une femme Dont la pudeur enveloppe les pas.
Comme ils ont vite effacé nos douleurs
Tes doux baisers sous nos berceaux en fleurs !