‹ Confessions poétiquesChapitre 16 sur 38 · LA MAISONNETTE · texte numérisé non relu

LA MAISONNETTE

Comme ils ont vite effacé nos douleurs

Tes doux baisers sous nos berceaux en fleurs î

Coulez, beaux jours, par des pentes plus douces, Trop vite, hélas! loin de nous vous fuyez; Il fait si bon à vivre sur ces mousses, Sur ces gazons par le vent essuyés !

Salut , salut aux plaisirs nés de l'âme , Ainsi que nous ils ne vieillissent pas : Le souvenir rajeunit une femme Dont la pudeur enveloppe les pas.

Comme ils ont vite effacé nos douleurs

Tes doux baisers sous nos berceaux en fleurs !

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