AUTOUR DE NOTRE-DAME
Lyre de l'Eternel, étoilée , infinie,
Accords énamourés, espoir, charmes vainqueurs,
Voix qui s'infiltre aux voix et les rend plus touchantes,
Feu qui jette au regard plus de suavité,
Nature, est-ce un écho de l'hymne que tu chantes?
Éden, est-ce un rayon de l'immortalité?
Puis, la fraîcheur du soir nous versait du bien-être : Le bruit de la cité murmurait vaguement, Les lumières brillaient de fenêtre en fenêtre, Du quai nous admirions ce vaste mouvement; Et des mondes parfois méditant la distance, Nous sentions avec joie en cette immensité S'abîmer comme un point notre frêle existence, Voyage qui nous laisse au port d'éternité. Mais déjà le malheur brunissait notre vie, Et semblait devant nous étendre un long brouillard; Souvent elle disait au moindre espoir ravie , Et puisant du bonheur au feu d'un doux regard : « Ne sens-tu pas qu'il est une foi qui soulage, Et de nos tristes jours corrige l'avenir,
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Une volupté itinfeB où l'espérant nage Veri im céleste abri dont die a toawenirl
\ l'âme qui s'en \;\ h mort donne des ailes, On les seul quelquefois orotire avec le chagrin — N'esl-rr pas, nous fuyoni comme les hirondelles Devant l'hiver do sort sous un ciel plus serein?
Ne nous énervons pas dans la mélancolie ;
Ce m'est tout un bonheur qu'entendre tes discours :
Imitons le roseau qui dans l'orage plie,
Nous nous relèverons quand viendront les beaux jours.»
La douceur souriait sur sa lèvre candide, Son visage était pur comme la mer, le soir, Quand le vent assoupi d'aucun pli ne la ride; Et quand elle espérait, moi, j'avais de l'espoir
Notre-Dame élançait ses aiguilles antiques, Nos désirs s'inclinaient au pied du monument,
iG4 AUTOUR DE NOTRE-DAME.
La lune illuminait les ogives gothiques
Où le bruit de nos voix mourait confusément!....
Éternité, néant!... Mais de vieillesse ils tombent,
Les portiques sacrés qu'on admire à genoux,
Et notre âme survit dès que nos corps succombent!
Le néant, c'est le temple, et l'éternité, nous!