LES DEUX ECHELLES
Quel échange offrez-vous au tourment que j'affronte? L'échelle est si mobile en vos tristes débats ! Si vers les hauts degrés vous voulez que je monte, Placez les échelons d'en bas.
L'amour a de brûlantes ailes Qui le soulèvent vers la foi ; Les espérances immortelles, Royaume où le cœur seul est roi , Apparaissent à la pensée , Qui se féconde et s'enrichit, Et si l'âme s'est desséchée, La prière la rafraîchit.
Sachez consulter la science, Mais en limitant son pouvoir ; Regardez dans la conscience, Des vérités pur réservoir :
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Les posions a l.i siirï.icr Kn toiiiinciilciil la pureté ;
Attendes que l'otage passe, Kl qu'elle ail sa limpidité.
La vérité qui se révèle, Et qu'on sent émaner de soi , Forme les degrés de l'échelle, L'échelle sainte de la foi :
L'amour est la première base , Où l'esprit s'élance excité ; La mort est l'immobile extase Qui nous montre l'éternité.
Jacob, endormi sur la pierre, A vu les degrés radieux S'enfoncer, solide lumière, A travers l'infini des cieux;