‹ Confessions poétiquesChapitre 8 sur 38 · CHAGRIN · texte numérisé non relu

CHAGRIN

Ne me console pas M'être sitôt ravie!...

Etre exilé de toi !.. . Déjà ne plus te voir ! . . . Non, j'attends un espoir comme on attend la vie, Comme on attend le ciel Un espoir, un espoir!

no CHAGRIN.

Eh! ne le sais-tu pas, ma pensée asservie Aux désirs de ton cœur doit être où tu seras : Va, tu prends ma pensée et tu l' effeuilleras.

Oh! qui? moi, t'oublier! tu le crains, jeune fille! Peut-on bien oublier son premier cri d'amour, Ce premier rayon pur qui dans notre cœur brille, Et ce charme si frais dont s'anime le jour, Quand le premier aveu dans les regards scintille? Si tu me fuis.... mon cœur doit être où tu seras : Va, tu prends mon bonheur et tu l'effeuilleras.

EN

Page 1