‹ Confidences d'un journalisteChapitre 38 sur 55 · ARRIVÉE DU PRINCE · texte numérisé non relu

ARRIVÉE DU PRINCE

Au moment où le Prince descend de sa voiture, tous les fronts se découvrent et les acclamations redoublent, comme nous Tavons déjà constaté tout à Theure. Le rédacteur du Soir, qui se trouvait au premier rang^ a entendu très distinctement des agents très rapprochés du Prince dire : « Nous vous sommes tous dévoués. Monseigneur! »

Son Altesse Impériale apparaît sur le quai. Tout le monde se range et salue. Le Prince, très ému des marques de fidé-

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lité qu'il vient de recevoir rue de Monceau et des nouveaux témoignages de sympathie qui raccueillent au moment de son départ, répond aux saluts et se dirige vers le wagonsalon qui vient d'être ajouté à Texpress de Belgique,

Le Prince y prend place avec M. le marquis de Lavaletle, M. le comte Le Marrois, M. le comte Fleury et M. Jules Boitelle.

MM. le duc de Padoue, baron Haussmann, Henri Chevreau, anciens ministres de TEmpire, et MM. Jolibois, Ganivet, Sens, Levert, Léon Chevreau, Paul Leroux etGaudin, députés, sont montés également dans le wagon du Prince; ils accompagnent Son Altesse Impériale jusqu'à la frontière.

Les cris : « Vive le prince Victor! » se font entendre de nouveau : « Nous irons vous voir k 15 août, Monseigneur, » disent plusieurs assistants.

L'heure du départ approche. Les inspecteurs divisionnaires font ranger les sergents de ville sur une file qui sépare la foule du train. Le sieur Honnorat, d'une pMeur jaune, les dents serrées, semble regretter que des troubles n'aient pas eu lieu. Il dit à ses hommes d'arrêter toute personno qui crierait: « Vive TEmpereur! »

Le signal du départ est donné : le train quitte lentement la gare. Le Prince est debout sur la plateforme de son wagon ; on le salue une dernière fois ; Témotion est générale.

Son Altesse nous rend nos adieux ou plutôt nos « au revoir » avec un geste de la main et en inclinant la tête.

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