‹ Confins [par] Tristan ChoiseulChapitre 12 sur 16 · LE SOÏR SI R LE LAC · texte numérisé non relu

LE SOÏR SI R LE LAC

Vaici le soir, chère folle qsi deatande pàiure à to«t ce qtai peut créer en toi le frisson ou l'extase.

Voici le soir.

Le lac presqu in mobile, avec sa ceinture de maisons silencieuses, absorbe les nuances fagitives de l'heure.

Tous les nuages maintenant se sont ploegës et évanouis dsns son sein: précaires et somptueux, ils s y soai abiraés saas plaintes, satisfaits, sesnble-t-il, de connaître un destin rapide, royal, fait de poésie éternelle dans son recommencement vespéral.

Ils dorment là, de cette mort où se résout toute chose créée, attendant, dans leur tombe liquide, à peine frissonnante, que d'autres auages recomposent cette incessante dissolution.

Un homme, assis dan» un bar, pareil à «ne statae, marié à ce décor, décèle le force jeune de ses bras nus.

Tout à l'heure, en s'enfuyaat, une nymphe, sur la rive, a laissé tomber son éeharpe. L«> ■vent, qui la gonfle maintenant, donne à ce rêtement ies formes de la naïade connue.

Et des regards *e fixent, rêvent de cette étoffe où se refait, dans l'espaee, par la vert* d'un désir imaginatif, «ne poitrine enivrée, offerte an baiser et au rire.

Grâce à l'ombre, eréatriee de deux mirages, la nymphe s'est glissée seut ce voile et ce voile s'anime, semble s'adapter à ua corps.

Et des regards s'attachent, enveloppent celte belle illusion.

Endormie, lascive, ramassant tous ses cris et ses chants épars, la Ville dort dans la nuit qui se réalise.

En déesse multiple que divinisent les lueurs el les murmures, elle parait s'endorraip sur un tombeau criblé d'étoiles.

Dans le lac, des astres conjugués se joignent, cependant qne. ià-aaut, dans lear demenre d'éternité, la promenade des étoiles

M continoe sur la mort apparente dec êtres et des ckoses.

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