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sabilité de ses causes individuelles. Ce ne ut pas feilét” d'une -Propasande; cé ne furent pas les leçons de philosophie fade et doctrinaire, à physionomie allemande, que, sur les bancs universitaires, J'écoutais sans enthousiasme, .-Non:ce “füuteune Sorte dé transformation naturelle, organique, réglée d'avance, telle que la puberté, dépendant apparemment de l'époque, d'un fluide historique ubiquitaire me pénétrant comme l'humidité une matière poreuse. Je ne me rappelle pas y avoir mis le moindre raisonnement, avoir obét au moindre engouement pour un système. Cela se fit sourdement et, un Jour, se trouva accompli, telle une opération exécutée pendant le sommeil léthargique d'un malade chloroformé.
Ah! quand jy songe, comme je m'apparais, comme tout mapparait empreint de fatalité et de mystère!
Un vide s'était fait, un nivellement, un déboisement. Plus de Religion! Et je n'en
ressentais aucune gêne, pas même la gêne
légère et passagère de l’alvéole après une dent arrachée. Mon passé pieux, aboutissant à ce néant brusque et imprévu, ne me Causait ni étonnement, ni regret, En me retournant sur lui, je n'y voyais qu'une chose curieuse, Jolie et touchante, un ensemble de doux souvenirs dont je me remémorais la guirlande, parfois en souriant quand me revenait quelque pratique dont la puérilité superstitieuse apparaissait maintenant d'une niaiserie d'écolier à mon importance de libre penseur en herbe.
Cette transformation, paisible comme une mue, cette chute didées amenant une sorte de calvitie de mon âme, ne s'était accompagnée d'aucune haine pour le culte qui m'avait abandonné plutôt que je ne l'avais déserté. C’est que je n'étais pas un renégat, mais un délaissé. L'intolérance n'avait point pris la place de la croyance disparue. Je nétais pas, à l'exemple de tant d'autres, devenu un sectaire, Je ne me retournais pas en ennemi contre ce que J'avais si longtemps
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et si sincèrement aimé. Trop d'impressions pénétrantes m'en restaient, trop de respect ausst pour l'être chéri qui m'avait persuadé de la beauté et de la sainteté de ces croyances à l'âge où, même après que la bouche a appris à parler, la pensée balbutie encore.
Ma mère restait la chrétienne simple et impeccable, attristée, 1l est vrai, par mon incrédulité inattendue. Deux de mes sœurs, chez qui, eût-on pu croire, avait émigré et s'était accumulée toute l'aimantation religieuse que j'avais perdue, s'étaient faites Ursulines et vivaient au couvent de l'existence idéale, insoucieuse du monde, dont encore ont besoin tant d'âmes nées avec la soif de contempler les obscurs infinis de la pensée et de savourer la paix loin du tumulte des hommes; fleurs délicates et fragiles qu'il serait inhumain de priver du seul sol et du seul climat où elles peuvent vivre sans souffrances et sans blessures. Je n'aurais su me résoudre au cruel sacrilège de salir et de blasphémer ce qui charmait leur innocence
et semblait à leur cœur avide le pain de vie et la manne céleste.
Dés’ jours et des jours ‘sécoulèrent sans que je ressentisse le souci de m'occuper de choses religieuses autrement qu'au point de vue de l'Histoire de cet immense, curieux et persistant phénomène, et des formes concrètes si étonnamment variées en lesquelles depuis les plus ténébreuses profondeurs des âges se sont réalisés les cultes positifs. J’eus, durant cette période, la pensée que la préoccupation du Divin était pour l'Homme & Claire.» “Supertetatoire :. qu'elle -n'eétrt chez le vulgaire qu'une fermentation transitoire de créations imaginatives accommodées à son besoin de pénétrer les mystères du monde, se modifiant à mesure quil en découvrait les secrets et qu'il se trouvait devant des mystères nouveaux l'induisant à des créations nouvelles aussi artificielles que les précédentes. Je crus qu'un esprit indépendant et ferme peut se passer de ces édifications illusoires et se maintenir dans