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IV. — LA POLITIQUE

qui eut pour point de départ le gouvernement d'un seul, passant au gouvernement de quelques-uns, pour parvenir maintenant au gouvernement de tous, et aller dans l'avenir au gouvernement d'on ne sait qui et d'on ne sait quoi? Ne cherchons pas. Taisons-nous devant le merveilleux imprévu de l'avenir.

Dans sa signification élevée, en accord avec sa destination profonde, la Politique est une attestation de solidarité, de dévouetient: :et. daltriusimes Ct'Ceux Qui en nos jours contemporains démocratiques, la dédaignent et la délaissent, ne sont peut-être que des produits résiduaires inconscients du passé, alors que la tyrannie d'un despote, d'une aristocratie où d'une classe, imposait à la masse l'abstention et le silence et n'exigeait d'elle que de se laisser faire et conduire en troupeau. Vieilles idées, vieilles callosités, en train de se résoudre.

Ainsi je la conçois et j'essaie de la pra-

tiquer maintenant durant le délai, court appa-

remment, qui me reste de mon temps sur lan "tré, déjà Sr ‘Aarocinenr entame! et dépensé.

Ce que je dois à ceux qui m'écoutent, ce n’est pas seulement l'énonciation de cet état psychique définitif (du moins pour l'heure), cest l'exposé des voies par lesquelles j'y suis parvenu et, sil est possible, des causes au moins supposées (comment discerner les réelles aux abîmes des événements?) qui mont dirigé dans cet itinéraire.

En ce qui concerne ces causes, elle me revient une fois encore avec l'obsession d'un leitmotiv, cette remarque : que ma volonté libre y fut pour peu de chose, peut-être pour Hé "Non Sans eltror au Cours. de ma vie:

avec un calme désormais résigné, crépusculaire et presque charmeur, j'ai dû reconnaître l'influence des forces « nocturnes » qui, dominatrices, pour les grandes comme pour les petites choses, semblent régler nos humbles destins.

Dans le PBruxellés où je: vivais mon

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