IV. = A; PORLFIOQUE
cléricaux, et d'autre part, les nuisances sans nombre que je me suis attirées en me consacrant à la foi socialiste! Ah! comme à un grand nombre j'ai dû paraitre un mal avisé, sinon un fou!
Le spectacle de -cès 1nCübations-et de ces éclosions se muant les unes dans les autres, est-il un signe de faiblesse et de versatilité ?
Je ne le crois pas. N'est-ce point plutôt une attestation de vie ne sachant pas s'arrèter et d'assouplissement à l'ordonnance du monde? Il va ce Monde, il va toujours, cylindre énorme déroulant le tissu du Destin, aux broderies et aux entrelacs myriadaires, sans Qu'on puisse entrevoir, lé termé de ce déroulement fatidique. Tout change au cours de cette évolution inépuisable. Jamais Îa page nouvelle ne répète les pages précédentes dans cette impression du Eivre de la Nature qui a pour rédacteurs l'Infini et l’Imprévu.
Comment devant cette œuvre formidable toujours mouvante, toujours évoluante, pré-
tendre échapper à l'universelle transformation? Comment, quand toute parcelle du temps, toute minute, toute seconde, n'existe que sous la forme du changement, espérer soustraire à cette loi une vie humaine, quelque éphémère que soit sa durée, quelque ordonnée que soit sa discipline?
Oui, homme politique comme homme de Droit, je me sens pris dans la lave chaude et lentement cheminante de l’activité totale du Cosmos et je my abandonne. Ce sentiment ÉStdevenu de/seécretide" ma rar demon équilibre et de ma dignité, J'aime à me sentir participant, quelque infime que soit mon rôle, à cette mécanique colossale. J'aime à sentir l'usage que, bienveillante ou cruelle, elle fait de mon individualité chétive pour laccomplissement de sa destinée impénétrable, J'aime à me sentir, chassé par ses impulsions, battu par ses pulsations, agissant non pas seulement avec des préoccupations égoistes, mais aussi avec les préoccupations fraternelles qui sont la substance de la Poli-
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