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I. — LA PATRIE

blement attestée. Les élégantes symétries des échafaudages de la Logique purement formelle apparurent dans leur vanité de charpentes branlantes derrière le faste trompeur des toiles de pur décor. Par des coups imprévus et répétés, par des poussées irrésistibles, je fus ramené d'étape en étape aux réalités positives, à l'observation des faits naturels en si violent contraste avec les 1imaginations des systèmes exclusivement psychiques.

Je compris ce que c'est que « le travail malsain de l'homme de cabinet ». Elle me fut révélée, l'horreur de l’abondante Nature pour les uniformisations sectaires et intransigeantes des doctrines d'un bloc frénétiquement éprises du besoin d'imposer au monde entier leur intolérance. Je vis l’inépuisable et merveilleuse diversité des phénomènes. Jesentis la force qui entre en nous quand un accord s'établit entre les inévitables spécialités d'un ètre et l'ambiance d'où cet étre a surgi et dans laquelle 1l se meut et agit.

Alors (ce fut vers la quarantaine) une affectuosité commença à bourgeonner pour le milieu où baignait ma vie, en même temps que naissait et grandissait la répugnance pour ces œuvres de raisonnements à vide auxquelles j'avais longtemps demandé le secret des Choses et 14 direction :démes actes. Chaque jour je me sentis mieux vivre en cherchant des points d'appui dans les réalités en mouvement autour de moi et dans les conseils muets des instincts que je sentais en moi. Précédemment je soumettais tout cela au contrôle pédantesque et amoindrissant « de ma raison > crue, la pauvre petite mécanique, un instrument infaillible, et je me sentais dans une perpétuelle contrainte, sous un régime de convenu et d'artificiel auquel résistait avec entètement la Réalité. Maintenant une harmonie, simple et bienfaisante, S'inaugurait entre les mille éléments dont l'assemblage me constituait et la terre sur laquelle je vivais, et les hommes avec qui je menais, laborieuse ou paisible,

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