VI. == L'AMOUR
Et mème! fût-ce vraiment la Beauté que jaimai en Elle? L’attirance ne fut-elle pas plus profonde? Une loi plus haute, plus mystérieuse encore, plus absorbante des autres, plus souveraine, ne régla-t-elle pas le drame dont nous fümes les acteurs ét des jouets? :CAr, s1dambeutéunt "dans la nuit où Je vaguais indifférent, le fanal étincelant qui n'attira, dès que je fus près d’'Elle, mapparurent les autres séductions dont le concert forma cette « harmonie »
indicible et reposante, en laquelle je restai baigné aussi longtemps que mon amour battit sa plénitude, cette harmonie dont incessamment la vision revenait en mon esprit chercheur, aiguillonné par le besoin d'expliquer l'énigme brûlante qui travaillait mon cerveau. La Beauté, malgré sa splendeur, ne mapparut plus qu'une des composantes de cette élaboration fatale, d'une si ténébreuse complexité. Ce n’est pas [Imogène que Jamais! ce n'est pas la beauté qu'alors j'ai aimée! C'est l'Harmoniel et de
mon âme enivrée sortirent ces cris la célébrant :
€ Harmonie! loi suprème du monde! Tu règles les infiniment grands et les infiniment petits! En toi se déversent comme en l'abime ultime tous les efforts de la nature et des êtres vers le Bien et 16 Béans Entité -dernière et irréductible à laquelle aboutissent, en leurs transformations de plus en plus simples, toutes les forces primitives, matérielles et morales. Corps premier qui résume et contient-a- multiplicité: dés autres ét -quit:se magnifie aux proportions du Dieu un. Tu es l'infiri,-car ren: ne t'échappe-dest. tor:qui animes l'universelle et inlassable aspiration vers un état meilleur. C'est toi qui fais éclore toutes les espérances. Cest toi qui brilles inextingible, consolatrice et encourageante, au-dessus des misères, des souffrances et des déceptions. C’est toi qui donnes la paix et la joie, dès qu'on t'a conquise. Cest toi qui es le ressort toujours bandé de la perfection. Tu es l’Absolu! C'est toi qui se reflètes dans