‹ ConfiteorChapitre 87 sur 105 · VIT. == CES ÉCRIS · texte numérisé non relu

VIT. == CES ÉCRIS

rustiques où cette inépuisable Nature se montre. grandiosément ‘étuc, Sereine et muette mont séduit dès l'enfance plus que les paysages urbains pourtant si souvent intéressants ou superbes en leurs humains décors, Le grand air m'a attiré comme une belle et large fenêtre ouverte sur les horizons où l'on court, où l'on vit, où le sang circule plus fougueux, où l'âme s'élargit, où éclot l'appétit robuste et hilare que, grâce à un sort pantagruélique bienveillant, j'eus toujours et qui fit de moi un gourmand, un gourmet de la farm et de la soif, « un cultivateur du Ventre >, un grand mangeur, (ne suis-je pas à moitié Flamand?) un Jovial buveur (ne suis-je pas à moitié Wallon?), J'ai, d'un chaud amour, aimé la campagne, les forêts, les eaux, la montagne. Mon pied a battu allègrement là Térre sur lé sol, et la Mer sur le pont des navires, dans la douce et riante Belgique, ma patrie, et beaucoup ailleurs dans le Monde. C'est surtout en marchant que j'ai travaillé; j'abhore limmo-

bilité classique de la chaise, elle me donne l'assoupissement du chien au coin du feu:

mon cerveau ne sonne, € ne grelotte », que lorsque mon corps trotte. Pour décrire les sensations qui m'émurent durant ces pèlerinages, ma plume a irrésistiblement couru chargée d'encre noire sur la blancheur des pages.

C'est pourquoi, comme épilogue de cette caravane d'écrits, qui serait trop longue et fastidieuse s'ils n'avaient été uniquement la doublure verbale de ma vie, et, en quelque sorte, son ombre, 1l me faut pour être complet, nommer Zes Aauts Plateaux de lArdenne, souvenirs d'un pédestrian solitaire, en lesquels fermente déjà fortement mon amour pour le sol patrial, rappeler le journal, aux notes brutales et heurtées, de mon voyage au Maroc, et cette cantilène africaine 7 Congolie. Je dois citer enfin :

Monseigneur le Mont-Blanc! récit d'une ascension où, tout près de fouler le sommet fameux, je fus «contraint, ‘par les vents

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