‹ ConfiteorChapitre 88 sur 105 · VII. — LES ÉCRITS · texte numérisé non relu

VII. — LES ÉCRITS

énnemis, de mihterrompre et. de redescendre.

Et vraiment, «cette derniere aventure vient bien à sa place vers la fin de ce Conftéor, dernier cri. de tous ces, cms. Mile. est symbolisatrice de ce que je fis et de ce que je fus-en mon circuit.sur la Terre, -éssayant, aveuglément plutôt que consciemment, de grimper, de gravir! d'aller vers les hauteurs. ÆExcelsior ! d'y appeler les autres, d'y appeler surtout les Jeunes, derniers apparus sur la scène mais destinés aux premiers rôles. Et, malgré tant d'efforts, parvenu où j'en suis, subissant quand même le regret mélancolique quoique non justifiable, de n'avoir pas touché la Cime ultime, et dé m'acheminer vers la dévastatrice qui disperse les projets, rompt les affections et anéantit la vie, sans avoir vu le paysage terminal des inquiétudes et des espérances humaines, jamais rassasiées parce que l'Homme suit une route interminable vers un but inaccessible.

Le Libre Arbitre

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Selon-que le facteur qui Sert de:titre à ce chapitre ultime est admis ou écarté comme régulateur des actions humaines, une transposition générale s'opère, le registre entier des .sons que rend la vie est changé. Tel qu'un exposant algébrique, 1l commande et transforme. C'est pourquoi j'ai mis à la fin de mon Confiteor le problème vacillant qu'il soulève, et le groupe des lueurs incertaines que j'ai vu scintiller en moi quand je l'ai observé dans les nocturnes solitudes de ma conscience, pareil à une constellation du Doute.

Car ceci est le.côté de mon existence qui,

assurément, est demeuré pour moi le moins éclairé, et qui, pourtant, par son obscurité mème, ou parce quune des plus grandes énigmes humaines y est tapie, fut depuis nombre d'années ma préoccupation, mon souci et parfois mon angoisse.

Quoique si souvent par moi contemplée, analysée: et contrôlée; “Ma Vie, SUuS ce rapport, mapparait comme sil y circulait un sombre personnage incessamment fréqüenté,.-vu, ‘éntendu,. medité- surveillé ,en des milliers de circonstances, en des diversités innombrables, et qui, malgré tout, conserve un tourmentant mystère.

Je me sais un être « volontaire », certes.

Je sens en moi un organe fonctionnant sans arrêt, un moteur indiscutable nommé Volonté, agissant à un certain point du mécanisme de mes actions.

Mais quelle force le met en mouvement?

Est-ce ma Liberté personnelle ou la Fatalité?

Le balancier d’une montre, s'il était conscient, pourrait s'illusionner et croire qu'il

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