‹ Conformité du langage français avec le grecChapitre 100 sur 256 · CXXXVII · texte numérisé non relu

CXXXVII

presque entièrement alors la vie d'un courtisan 1 ; et il lui est arrivé même , par la suite, de regretter la perte de temps que loi avait causée, sans lui rapporter en échange aucun avantage sérieux , cette existence de favori pour laquelle il n'avait que fort peu de vocation .*. Henri III, qui voulait le fixer auprès de lui, ne fut pas, d'ailleurs , le seul souverain qui l'honora de ses bonnes grâces'. Maximilien II, plein d'estime pour ses travaux , l'attira plus d'une fois à Vienne pour jouir de sa conversation , et il lui donna des preuves de sa haute considération 4 . L'empereur Ferdinand I er lui avait également témoigné beaucoup d'égards : joignez encore aux grands personnages qui distinguèrent son mérite, Elisabeth d'Angleterre , Jacques VI d'Ecosse , qui se piquait de poésie, non moins que de théologie et de grammaire, et Christian IV, de Danemarck , que, dans l'épitre préliminaire de son Dion Gassius (1592), il félicite d'avoir possédé à fond , dès sa première jeunesse, les langues latine, allemande et française. Mais aucun de ces protecteurs n'eut pour lui l'attachement et

1. Semiaulica, comme il l'a dit lui-même : épître préliminaire de l'Aulu-Gelle, p. 22. Cf. celle qui précède l'édit. d'Hérodote de 1592.

2. Voy. Musa monitrix, p. 26, où H. Estienne parle de lui à la troisième personne :

Haie namque in anlls regita sœpisslme Hominls gerenda persona fait aulici , Alli gerenda; quum tamen multo magls Idonens esset, gereret et ilbentlus...

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