‹ Conformité du langage français avec le grecChapitre 99 sur 256 · CXXXVI · texte numérisé non relu

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fiant. Heureusement qu'il en fut quitte pour la peur. Henri IH finit par songer, en consultant sa mémoire , qu'il y avait eu un tiers dans sa confidence; et c'était, comme il s'en convainquit, cette troisième personne qui avait parlé.

A l'exception de ce nuage, dissipé promptement, Henri Estienne demeura , en 1579 et durant une partie des années suivantes 1 , l'objet de la bienveillance marquée du monarques témoignage significatif du progrès social parmi nous. Le mérite personnel , destitué de l'éclat du rang, commençait à prendre sa place dans la cour de nos rois; l'esprit , puissance nouvelle , avait ses privilèges qui lui permettaient de traiter avec la grandeur. Une autre publication née peu après de ces rapports d'Estienne avec un prince érudit , fut le volume où sont réunies, entre beaucoup d'épitres écrites en latin dans le genre de Gicéron par des Italiens et des Français, celles de Pierre Bunel et de Paul Manuce, son élève. Le but de ce rapprochement était de montrer que le premier, par la beauté de son style , ne le cédait nullement au second, et de ravira l'Italie la prééminence qu'elle s'attribuait dans la composition des lettres latines. Ce parallèle était dédié à Henri III , qui en avait conçu la pensée patriotique 3 .

L'imprimeur, homme de lettres, fit donc, vers cette époque , ombrage à plusieurs seigneurs par la manière dont il était accueilli. Sa vie, agitée et brillante, fut

1. Les déplacements multipliés de H. Estienne dans ces années rendent très-difficile de le suivre. Il retourne à Genève vers les derniers mois de 1579, pour revenir peu après à Paris, où on le retrouve à la fin de 1 581, etc. ; en 1585, il est chassé de Paris par la guerre de la Ligue, mais il y rentre plus tard encore.

2. Musa monitrix, p. 210; cf. l'épUre préliminaire des Epistolœ ciceroniano stylo script ce. ..,1581.

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