‹ Conformité du langage français avec le grecChapitre 103 sur 256 · CXL · texte numérisé non relu

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et qu'il accuse d'avoir fait couler des flots de sang humain. Sincèrement dévoué à la royauté , il gémit de ce 1 que la France, autrefois si attachée à ses souverains et si heureuse à l'abri de leur pouvoir, se soit , par l'effet de funestes instigations, précipitée dans la révolte. C'est à l'influence des prêcheurs qu'il attribue cet aveuglement, à ces démagogues du temps, qui alimentaient, par la témérité de leurs discours , le feu des dissensions publiques. Enfin il appelle de tous ses désirs au trône devenu vacant le roi de Navarre , en qui il voit notre sauveur futur. Sa récente victoire d'Ivry, qu'il célèbre, est à ses yeux une preuve de la faveur divine , que ses vertus devront justifier : car il l'avertit , par une sage conclusion , que les princes n'ont jamais eu, autant que dans ces jours d'épreuves, à veiller sur eux avec persévérance et scrupule.

Cependant, plusieurs années avant la composition de ce dialogue, Estienne avait pu, nous l'avons dit, grâce à l'intervention protectrice de Henri III, regagner son domicile de Genève, où l'état de ses affaires compromises par une longue absence réclamait impérieusement son retour. Un redoublement de rigueurs contre les protestants lui avait d'ailleurs rendu dangereux le séjour de la France* : dans cet âge de convictions fougueuses, les amis du roi même, aux moments d'effervescence populaire, pouvaient se trouver fort en péril. Réconcilié tant bien que mal avec les autorités genevoises, Henri avait repris la direction de son imprimerie et ses travaux interrompus. Depuis qu'en 1578, après des intervalles de langueur, son Platon, Tune de ses plus belles œuvres, était sorti de sa typographie 2 (outre

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