Voy. le Journal de Henri III, dernier passage cité
2. 3. vol. in-P, dont le premier est dédié à la reine d'Angle-
( CXLÏ )
le soin apporté à la correction sévère du texte, il avait voulu , disait-il , traiter avec une magnificence toute royale le prince de la philosophie) , la marche en avait été presque absolument suspendue par les causes que nous avons signalées. Dans le cours de 1579, en particulier, ses presses firent uniquement paraître les idylles de Théocrite et des autres poètes grecs bucoliques, accompagnées de la traduction en vers latins qu'il avait donnée dans sa jeunesse. Ce n'était qu'un petit volume: quelques-unes des années suivantes ne furent guère plus productives. De là , beaucoup d'espérances trompées parmi les amis des lettres antiques 1 , surtout de pénibles déceptions et d'amères plaintes de la part des auteurs dont Henri s'était chargé d'éditer les œuvres. Nombre d'engagements qu'il avait contractés dans les foires de Francfort, où les écrivains se rapprochaient des imprimeurs et des libraires, étaient demeurés sans effet : les manuscrits, placés entre ses mains, attendaient en vain la lumière 3 . Ainsi s'expliquent quelques
terre Elisabeth , le second au roi d'Ecosse Jacques VI, le troisième à la république de Berne. Au texte annoté par H. Estienne est jointe la traduction latine, composée par Jean de Serres. Les éditeurs de Platon n'ont pas cessé , depuis H. Estienne , de rappeler son texte et d'en citer les pages.
1. Voy. la lettre préliminaire de l' Au lu- Gel le (1585) : H. Estienne témoigne qu'il avait eu fort à cœur d'envoyer à la /oire de Francfort une édition de cet auteur et une autre de Macrobe, parce que les érudits de l'Allemagne, ne voyant plus rien sortir de ses presses, le considéraient comme mort. 11 ajoute qu« plusieurs des livres dont il a été peu auparavant l'éditeur ou l'auteur, ayant été imprimés à l'étranger, n'ont pu recevoir les soins et atteindre à la perfection que leur eût donnés sa typographie : il s'en excuse « auprès de la France , de l'Allemagne et de l'Italie qui attendent vainement des productions dignes de lui. *