Paris, Jean Paslé, in-s
2. Cet Henri', IV" du nom , fils de Henri III et petit-fils de Robert II, épousa une fille d'Isaac Casaubon. Il lut en outre auteur de devises et éloges en l'honneur de Louis XIII , qui font partie du grand volume dès Triomphes de ce prince, publié en 1649. Quant à son titre d'écuyer, il provenait de ce que son aïeul (Robert II) avait été en effet anobli par le roi Charles IX; et, pour la terre des Fossés, c'était une propriété de cette famille (elle est voisine de Dammartin , Seine-et-Marne), dont plusieurs de ses membres ont porté le nom.
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nant de ceux de ses travaux qui se rapportent plus spécialement à la langue et à la littérature grecques. Nous connaissons le plus piquant, c'est-à-dire le traité de la Conformité du français avec le grec , et le plus grand de tous, qui est le Trésor : les autres, d'une étendue peu considérable , méritent cependant une mention à cause de l'érudition sûre et ingénieuse qu'ils renferment. Outre des dialogues grecs qu'il composa .' , dans le genre des colloque» latins d'Érasme, pour inspirer le goût de converser en grec à la jeunesse , qui répondit peu à cet appel , on remarquera de lui une dissertation curieuse sur l'imitation que Sophocle a faite d'Homère (1568), et sept diatribes ou exercices sur Tsocrate , qu'il joignit à son édition de eet auteur en 1593 2 . Mais deux autres productions de Henri Estienne eurent une influence plus directe et plus efficace que ces derniers opuscules sur les progrès du grec dans les écoles de son temps : ce furent les Paralipomènes :, espèce de supplément aux grammaires qui traitaient de cette langue (1581), et un double dialogue sur la manière de l'étudier aussi bien que sur les maîtres qui l'enseignaient (1587).
Far ces publications , qui se rapprochent en plusieurs points de quelques-unes de celles de Budé, et particulièrement du livre où celui-ci entreprit de tracer un plan de réforme classique 1 , Henri Estienne s'associa, avonsnous dit, à l'œuvre salutaire de son père; il inaugura, ayec lui , le règne des saines méthodes d'éducation qui
1 . Ce n'était qu'un spécimen , 1 564 : dédié à H. de Mesmes.
2. L'une de ces études, où il est parlé d'Harpocration , a été reproduite par Jacques Gronovius dans l'édition qu'il a donnée de ce grammairien à Leyde.
3. De Studio litlerarum recte et commode instituendo (de 1-5-22 à 1527).
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préparèrent la supériorité du siècie suivant. Les Paraitpomènes ' sont une exposition judicieuse de ses doctrines grammaticales, où se conservent les excellentes traditions de l'enseignement des Lascaris, des Danès et des Tu rnèbe : héritage que, comme il l'atteste, il légua au savant Frédéric Sylburg qu'il s'applaudit ici même 2 d'avoir eu pour élève, et qui de son côté se félicita plus d'une fois d'avoir rencontré un tel maître. Des remarques sur les systèmes adoptés par les grammairiens ses prédécesseurs ajoutent à l'utilité de ce travail. Quant aux deux dialogues cités 1 , l'un indique la voie la meilleure à suivre dans la carrière des études grecques; l'autre signale les écueils à éviter. Henri , moins préoccupé de la théorie que de la pratique, veut, ainsi qu'il l'annonce dans le premier , que franchissant vite les éléments et les livres qui initient à leur connaissance, l'on arrive promptement à la lecture des écrivains originaux ; il abrège le chemin sans préjudice pour la sûreté de la marche. Beaucoup de détails d'une application usuelle r de procédés d'un perfectionnement simple et ingénieux , remplissent ce dialogue. Le second, qui se rattache étroitement aux Paralipomènes et en est comme une suite naturelle, nous avertit des guides infidèles dont il faut se garder. Tous ceux qui, chez les anciens et chez les modernes, ont écrit sur la grammaire grecque (il prend de là occasion d'en discuter les points importants), sont passés en revue par Estienne. Il en loue quelquesuns et censure le plus grand nombre. A ses appréciations éclairées se mêlent de sages conseils sur la manière
1 . Parai ipomena grammaticaruro graecœ linguse institutionum ,. in-8°.