‹ Conformité du langage français avec le grecChapitre 139 sur 256 · CLXXXIV · texte numérisé non relu

CLXXXIV

réforme de la prononciation vicieuse de son temps, en se reportant à l'ancienne, qu'il dit être la véritable et dont il fait l'apologie. Cet ouvrage est d'ailleurs fort savant et très-bien écrit en latin ; mais rien n'atteste , en apparence du moins, qu'il soit effectivement de H. Estienne, ou même qu'il y ait eu quelque part» Celui-ci y est cité seulement pour l'interprétation d'une phrase de Plutarque, tirée «.e castigata Henrici Stephani interprétatione. » A la fin, le petit-fils de l'Hôpital remercie encore son aïeul et son père de l'excellente éducation qu'il leur a due , et dont ce travail semble porter le témoignage.

Une dissertation critique, qui appartient plus certainement à Henri Estienne, roule sur la Morale d'Aristote: l'auteur y examine quelle différence sépare la morale du Lycée de celle de l'histoire et de la poésie 1 . Suivant lui, le philosophe, déployant la nature sublime des vertus, a montré quel degré* d'élévation elles pouvaient et devaient même atteindre , tandis que les poètes et surtout les historiens, plus étroitement resserrés par la réalité, ont dû se borner à faire voir dans quelle mesure la perfection de ces vertus était compatible avec la faiblesse humaine. C'est là une de ces questions abstraites et subtiles, qui rappellent les exercices scolastiques si en faveur dans le moyen âge et dont la vogue n'avait pas encore cessé : mais, à cette argumentation métaphysique, se joint une autre partie qui se rapporte mieux aux recherches habituelles de H. Estienne; c'est l'examen de beaucoup de variantes proposées pour le texte de l'écrivain grec, la discussion des sens adoptés sur divers

( . De aristotelicae ethices ab hislorica et poetica ethice Differentia , 1590 : cet ouvrage est placé à la un du volume de Musa monitrix.

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