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parler, plusieurs des pièces enjouées de Henri Es tienne'. L'une de ces facéties, composée de vers hendécasyllabes, est la description d'un repas où il se plaint que Ton ait servi à boire dans de trop petits verres, bons tout au plus à provoquer la soif 2 : on n'en conclura pas néanmoins qu'il eût un goût marqué pour le vin, puisqu'un peu plus loin il en devient le détracteur 1 . Là aussi, dans un dialogue écrit en hexamètres, il plaisante sur le compte de deux chevaux, l'un excellent et l'autre fort mauvais qu'il avait achetés, opposant, par la bouche des Muses, l'apologie du premier dont il fait un Pégase, à la critique du second qu'il compare au cheval de Troie 4 . Par un autre caprice , en vue d'échapper aux ennuis d'une traversée maritime 5 , il célèbre, dans le même mètre et sur un ton légèrement ironique, l'ancienne ville de Baecharach*, peu éloignée de Cologne, dont les vins estimés étaient largement fêtés par les habitants 7 .
1 . Ce livre assez rare , comme tant d'autres de notre auteur , est terminé par une épitre à Mél issus , où il compare la diversité des sujets qui y sont traités, à celle des marchandises que l'on trouve réunies dans les foires.
2. Cœna posthiana (l'épîtrc est adressée à un certain Posthius),
sive Kylikodipsia.
Tu mcœ insidlas siti parabas, Posihi, illo acypbulo siticuloso.