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écoles. Beaucoup d'excellents livres classiques, qui ont popularisé le savoir, sortirent de ses presses; quelquesuns même de sa plume. En outre , par les réimpressions multipliées des auteurs les plus polis de l'antiquité , et particulièrement deTérence (il n'a pas édité ce dernier moins de huit fois, de 1530 à 1550), il a favorisé, plus qu'aucun autre de son temps, la marche décidée de la langue et des mœurs françaises vers l'élégance et le bon goût.
Une carrière si bien remplie fut trop prompte à se terminer. Robert ne passa point sa cinquante-sixième année 1 . Une constitution robuste avait semblé lui garantir une existence plus longue. Au service de sa forte intelligence il pouvait mettre, a dit son fils, une santé capable d'endurer toutes les privations et toutes les fatigues. Mais on a vu les épreuves et les tribulations qui l'assiégèrent. Son activité dévorante put d'ailleurs rapprocher le terme de ses jours. Jamais il ne s'était accordé de repos , jamais son ardeur juvénile n'avait baissé 2 . Dans une épitaphe grecque où il le fait parler, Henri Ta peint en quelques traits au physique et au moral : (( Petit de corps s , j'avais un grand cœur ; je parlais peu, mais j'agissais beaucoup. » Il parlait surtout peu de lui, ou du moins il ne le faisait qu'avec modération et ré-