‹ Conformité du langage français avec le grecChapitre 54 sur 256 · LX1II · texte numérisé non relu

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en rien ceux de sa typographie. II nous a renseignés luimême sur l'emploi de ses moments qu'il excellait à ménager. Une partie du jour était absorbée par la surveillance active que réclamait la direction de ses ateliers : il fallait presser le travail , entrer en lutte avec des esprits souvent rétifs et les contraindre à l'obéissance. L'autre partie se passait en courses et rendez-vous que nécessitaient les affaires. Pour corriger et annoter les textes qu'il publiait , pour vaquer aux soins de ses propres ouvrages , il ne lui restait guère que la nuit , dont peu d'heures seulement étaient consacrées au repos. À quelques années de là , ai adressant à son ami Camerarius un exemplaire de son édition de Thucydide 1 : a Voici, lui disait-il , le produit des sueurs qu'une application opiniâtre a fait couler de mon front , au cœur de l'hiver et au milieu des sombres nuits que troublait le souffle de l'aquilon 2 .» En voyant les belles publications qui sortaient en foule de l'imprimerie naissante de Henri Estienne, on s'étonnera à la fois qu'il ait pu trouver assez de temps pour de si nombreux travaux , et assez de ressources pour des dépenses si multipliées. Moins heureux que ne l'avait été son père, il n'avait pas, pour le soutenir, les libéralités d'un François I er . L'argent de Henri II ne Fallait point chercher à Genève. Cependant il ne manqua pas d'appuis efficaces : à défaut de la bourse des souverains,

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