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pien * y les dissertations de Maxime de Tyr , qui avaient été apportées par Jean Lasearis dans TOccident, l'auteur chrétien Âthénagore avec des traités d'Athanase , jd' Anastase , de Cyrille , et une épftre du martyr Justin , des extraits de Gtésias , de Memnon , etc., et le géographe Dicéarque. Par lui de plus, on vient de le dire, de nombreux textes, précédemment publiés 9 reçurent des améliorations très-importantes ^ On a déjà parlé de ses éditions dePlutarque et de Platon : malgré les travaux remarquables consacrés depuis cette époque à ces deux écrivains , elles n'ont pas cessé de jouir d*une juste estime. Il faut citer encore celles des premiers livres d*Appien , défiguré en ee temps par une multitude de fautes'; de Xénophon, qu'il a pareillement fort amendé ; de Pindare , Tun des objets de sa prédilection S qui lui dut beaucoup ainsi que les autres lyriques ; d'Eschyle, qu'il a fait suivre
iU sont contenus dans le t. Il des Fragmenta historicorum grœeorum publiés par MM. Didot.
1. Le récit des guerres d'Espagne et de celles d'Ànnibal fat trouYé par Henri Estienne en Italie et ajouté au texte dUppien , que Charles Estienne , oncle de Henri , avait édité auparavant: en sorte que tout ce que le xvi' siècle possédait de cet auteur fut dû à cette laborieuse famille.
2. Ces améliorations ne s^étendent guère à moins de cinquante ouvrages.
3. Voy. Sylloge epistolarum, 1. 1", p. 638 : Livineus Lipsio, 1593 : » Moneo Yalde depravatum ac mendis obsitum legi Appianum ,nisi Henricus forte Stephanus, qui eum nuper recudit, medicinam attulit. »
4. L^on remarquera parmi ses éditions de cet auteur, celle de 1560, dédiée à Mélanchtliôn , fort peu de temps avant la mort de cet homme célèbre, si épris de l'antiquité grecque : c^était un tribut de reconnaissance pour les encouragements qu'il avait adressés dans ses lettres à Henri Estienne.
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de fragments considérables; de Sophocle % de Calllma' que S d'Apollonias de Rhodes , d'Isocrate , d'Athénée, de Polybe, d'Arrien, de Dion Gassius, de Diogène U-V^ ërce, d'Hérodien qu'il accompagna de la tradoetio^^^ ^ de Politien alora fort admirée, et cependant moif fidèle qu'élégante y comme l'a remarqué Henri ES' tienne. Ajoutez que presque tous ces auteurs forent imprimés par lui plusieurs fois, et toujours avec de^ perfectionnements nouveaux : car Jamais éditeur ne fat, selon le jugement de Maittaire, plus difficile pour Iniméme et plus attentif à se corriger sans cesse.
Un grand service qu'il a aussi rendu à l'antiquité grecque y c'est qu'il a donné de ses principaux monuments des versions latines très-estimables. Il a traduit en vers non-seulement Anacréon, Théocrite^Moschns et Bion , comme on l'a vu , mais les épigrammes choisies de l'Anthologie', les maximes des poètes comiques, m
1 . On loue en particulier rexaciitude de Tédition quMl a publiée de cet auteur en 1568, in-4°. — La même année Henri Estienne fit paraître encore des Annotations sur Sophocle et aussi sur Earipide» in-S".
2. H. Estienne goûtait beaucoup ce poète, et il a même appelé, dans ses Schediasmata ^ du jugement un peu sévère porté sur lai par Ovide qui a dit :
Non valet ingenio , sed magis arte valet.
3. Selecta ex Anthologia epigrammata , latinis versibus interpretata. Heusinger, qui mentionne ce livre dans la dédicace de son éditiou de Vffellenolexias, a dit pour en expliquer la rareté que Henri Estienne, qui le fit paraître en Allemagne, Tavait publié sans doute à un très-petit nombre d^exemplaires. — C^est là quMl a rendu un distique grec en 50 façons et un autre en 106 : ce dont on Ta beaucoup félicité de son temps, et ce dont s*est, depuis, assez justement moqué le Père Levasseur, dans son traité de Tépigramme. Plus fécond encore pour un troisième, il Ta traduit en 140 manières différentes : mais on sait combien ces puérilités étaient alors en vogue. — Un de ces tours
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^youiede Callimaque, le combat d*Hoinère et d^Hésiode, ^tiivi d'autres pièces homériques; il a traduit en prose ^Q-seulement le pyrrhonien Sextus Empiricus, mais ^im, toutefois avec un peu trop d'enflure S une ^e des discours que renferment les historiens grecs •t les extraits qu'il a publiés des plus anciens d'entre i(Qx-ci , quelques viesde PJutarque, des opuscules desain t ^Bstin le martyr et de Denys le Périégète (ce dernier est Dteur d'un poème de Situ orbis) , Dicéarque, Âthénaxre, des tragédies d'Eschyle , de Sophocle et d'Euride, enfin quelques harangues des grands orateurs Athènes.
La Croix du Maine, qui attribue à Henri Estienne Iférents ouvrages que nous ne connaissons pas , men- «ine spécialement de lui d'assez nombreuses versions mçaiseSy celles de plusieurs discours , entre lesquels ax d'Isocrate , quatre de Dion Ghrysostome et deux I Synésius, de trois traités de Plutarque et de quelques alogues de Lucien : il Joint à cette liste son jugement ir Henri Estienne; il trouve qu'il traduit dans notre iome avec plus d'exactitude et de scrupule qu'il ne le iten latin. Joseph Scaliger, Bœcler et Pierre Lefebvre }Dt accusé en effet de manquer, en cette dernière iOgue, de fidélité. Mais la plupart des savants se mt accordés à le placer au premier rang des interprètes tins'; Huet, qui lui a consacré un éloge auquel nous
! force et de patience, qui passaient pour des tours d'esprit, se )it encore dans la préface du volume intitulé Viriutum encomia : >, ibid., p. 232.
1. Tumide^ dit Maittaire, peu favorable à cette traduction, iTrage de la jeunesse de Henri Estienne.
2. Comme interprète fran^is, nous n'avons plus rien qui nous rmette de le juger. Néanmoins, la préface de la Conformité îeste effectivement quMl avait « traduit en notre langue quelques ssages des auteurs grecs. »
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ne pourrions rien ajouter*, va jusqu'à Tappeter e ^ traducteur par excellence. » Il est certain que S^ esprit vif et son goût délicat le rendaient aussi propre bien sentir les lieautés des anciens qu'à les reprodoll avec bonlieur.
Quand il ne joignait pas à leurs textes ses propr traductions y Henri Estienne retouchait du moins améliorait celles qu'il jugeait à propos de réimprime On en citera pour preuve son édition de Thucydié Bien qu'il eût été mis en latin par Laurent Yalta et« français par le célèbre Seyssel ' , cet écrivain réclamai pour la pureté et l'intelligence du texte, des oorrectio très-multipliées. Henri Estienne en prit courageus ment r initiative^ et ses remarques éclaircirent en plusiec endroits un sens qui était loin d'être fixé. A cette ooe sion, et en purgeant les versions précédentes des faal grossières qu'elles contenaient, il déplore l'insuffisan des interprètes que les Grecs ont trouvés parmi non non sans faire toutefois une exception honorable ( faveur de notre Amyot. On peut nommer, parmi 1 autres traductions que Henri Estienne a singulièremei amendées, celles de Xénophon, d'Appien et deMaxin de Tyr.
1 . Voy. de Claris Interpreiibvs , I. Il, p. 160. — Suivant lu H. Estienne sait à merreille exprimer non- seulement les parole mais le caractère d^esprit de ses originaux; il s^identiGe avec eo: se pénètre de leurs pensées et les rend avec autant de perfectii que d'élégance.
2. Il est yrai que Seyssel , suivant Henri Estienne , ari traduit sur le latin deValla, ajoutant ses propres fautes à cell de son prédécesseur. Déjà l'inégalité de celui-ci était extrém 11 mêlait de singulières traces d'ignorance et d'aberration à Ter dition et à la sagacité dont il fournissait des preuves réelles. Pc Seyssel , il se recommandait seulement par le mérite du style. I Verdier Ta loué avec raison d'avoir été Vun des premiers illustrer notre langue.
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La littérature de Rome ne lui fut guère moins rede- *: yébk que celle de la Grèce : car sMl ne donna en latin f^'^^'nn texte nouveau (ce fut un ouvrage de médecine) , f ^41 en perfectionna une infinité d'autres. Un des écril vains dont mérita le mieux Henri Estienne, par les
ftbangements qu'il apporta à son texte et les explications g ilont il renricbit, fut Pline le naturaliste, celui de tous ^fes classiques latins qui avait eu le plus à soufTrir des ^ ravages du temps et des dégradations de la barbarie : 1^ aussi Érasme, en le publiant (1525), n*avait-il pu re- Sifiédier que très-imparfaitement aux altérations qui le ^Éorchargeaient*. La vivacité d« son sens critique s'apr {riiqua avec le même succès à Ht)race , qui , plus fréfquemment reproduit qu'aucun ancien, avait été par cela même plus en butte à la témérité des conjectures; laux Lettres de Cicéron, à Virgile, Ovide, Tibuile, 'Properce, Martial , Varron , Tite-Live, Sénèque le philosophe, Pline le jeune, Pétrone, Aulu-Gelie et Macrobe, qu'il édita , la plupart à différentes reprises , avec un progrès heureux sur ses devanciers. Des comparaisons établies entre ces auteurs, et même entre les Latins et les Grecs, le conduisirent souvent à présenter des inter« prétations meilleures que par le passé ou à faire prévaloir des leçons plus irréprochables.
11 s'attacha surtout volontiers , par une judicieuse méthode, à comprendre, ou dans un seul volume ou dans le plus petit nombre de volumes possible, les écrivains que rapprochait le genre des sujets dont ils s'étaient occupés. Parmi ces collections utiles qu'il a l'un des premiers mises en usage , on remarque celles des historiens
1 . « Sat Bonint omnes [hune] omnibus omnium conjecturis , (anquam communem scopum, misère fuisse expositum, » a dit H. Estienne : Epistola de suœ typograpîiiœ statu.
CoT^ormîlé. ^
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et des orateurs, des panégyristes, des géographes de Tantiquité, des poètes grecs ^ et des plus vieux poètes latins'. Il a rassemblé pareillement en un corps d'ouvrage , et, pour retenir sa propre expression , sous un toit commun, ceux qui, dans les deux langues classiques, ont traité de Tart de guérir*. Déjà auparavant, enfais»^^ paraître un dictionnaire médical que nous avons r^P" pelé , où se trouvait l'explication de tous les roots ^^' ployéspar les Grecs, il avait favorisé les progrès ^ cette science, jusqu'alors presque exclusivement enoP^ rique : aussi n*a-t-elle pas cessé de le placer au xB^ des hommes qui lui ont été le plus utiles. Il ne » pas moins pour celle du droit , par la collection grecqi^ des lois impériales (1568], suivie, deux ans après, i la traduction latine qu'il en rédigea : en outre il avaJ songé à donner une édition complète du corps du droi civil; mais, arrêté par les difficultés de ce grand projef il ne put qu'en préparer l'exécution. Par là Henri Ëstieni a lié son souvenir, d'une manière impérissable, an principales branches des connaissances humaines, l même temps , il a partagé avec son père, dans d'autr publications plus modestes, l'honneur d'avoir rendu d
1 . Cette collection in-f a notamment beaucoup de prix : e passe même pour le plus recherché des livres imprimés par 1 Estienne.
2. La Bibliothèque nationale possède de ce dernier reçu quatre exemplaires enrichis de notes manuscrites par Scalig^ Passerai, Huet, et Corbinelli , Tami de M"'* de Sévigné. Les nol de Passerat sont surtout importantes et très-multipiiées.
3. Medicse artis principes, 1567 (Hippocrate et Galien se exceptés, ayant été publiés à part) : cette collection préciei et toujours estimée, qui renferme, avec la version latine q |I. Estienne a donnée des auteurs grecs, plusieurs auteurs lati inédits, a été réimprimée à Paris, 1677, en 2 vol. in-f^.