CLXXXIX
temps son travail , les Nuits Attiques avaient dû paffiître sans le complément d'un commentaire attendue ^ M pour le remplacer que Henri publia ses Nuits ^^Tisiennes^y dont le sujet est l'appréciation de cet ^vrage et de son auteur. Il y fait connaître le premier ^'^'fic beaucoup de détails; il défend le second, en éditeur ^^voaé, contre les attaques de la critique. La principale 5^ eût été dirigée contre la réputation d'Aulu-Gelle, f^t celle de l'Espagnol Vives , habile humaniste , mais ^'^ passionné , qui prétendait le punir d'avoir censuré ^^c amertume le philosophe Sénèque*. La satire où il ' livrait à ces représailles ayant été remise par le cé- '^l'e Pasquier entre les mains d'Estienne , celui-ci avait 5siWt entrepris de la réfuter. Le titre de son œuvre , iiée au premier président Achille de Harlay, annonce WJe a été composée à Paris. L'intérêt qu'elle présente ; regi-etter la suite qui avait été promise et qui n'a été donnée.
In soutenant le parti d'Aulu-Gelle contre Vives, tri Estienne n'entendait pas toutefois souscrire au lureux jugement porté contre Sénèque. Il se montra, contraire, zélé à le défendre un an après, en cornant tous ses détracteurs : au nombre de ceux-ci a ré Caligula^ Frappé des séduisantes qualités de ce
IJ de fies Épigrammes :
/n GellU Noctes Àtticas .- ad H. Stephanum.
Quis Stephanum esse neget l'hcebi de semine cretum 7 Obscaris affert noctibus ille diem.
Ces notes furent ensuite publiées à part : voy., sur elles , de a , de Vita sua , lib. III.
. Noctes aliquot Parisinœ, Atticis A. Gellii Noctibus seu Vîs invigilatae, in-S**.
. Nocl.Att.,XU,2. ^
. Voy. «a vie par Suétone^ ch. LIlï.
( cxc )
brillant écrivain, vrai penseur moderne entre les anciens , Henri, dans une Préparation à la lecture de ses ouvrages S qui n'est pas autre chose qu'une apologie, a pour but d'infirmer les reproches dont le judicieux Quintilien lui-même s'est rendu Tinterprète. Il fait une revue rapide des productions de Sénèque, et s'attache è relever les talents supérieurs qui le placent au prenii^ rang des écrivains*. Par d'intelligentes corrections quï' proposa, de plus, dans quelques lettres critiquesS il devait contribuer à épurer son texte, précédemment travaille par Muret et par Érasme, aussi bien qu'à en fixer le sens. C'était Fannonce d'une édition complète des œuvres du philosophe de Gordoue : travail qu'il a^ait projeté, mais qu'il n'eut pas le temps d'accomplir.
Ce penchant avoué de Henri Ëstienne, mais qui n'allait pas néanmoins jusqu'à l'aveugler sur les imperfec-