‹ Conformité du langage françois avec le grecChapitre 133 sur 243 · CXCVI · texte numérisé non relu

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occupés* Malgré leurs estimables travaux , il lui était aisé d^établir par cette revue , à laquelle se mêlaient d'excellentes observations littéraires sur les écrits de Cicéron , qu'ils demeuraient falsifiés en nombre d'endroits, et qu'ils appelaient, pour longtemps encore, d'intelligentes rectifications.

Le titre du Nizoliodidasealus* , où se continue ia même polémique contre les cicérooiens, a d*abord besoin d'être expliqué. Nizolius, un savant de Modène, pour soulager la mémoire de ceux qui voulaient étudier la ouvrages de Cicéron , dont il était enthousiaste , avait imaginé d'en distribuer dans un vocabulaire les frag' ments dépecés. Cette compilation , d*un usage commode, avait acquis auprès des partisans aveugles de Cieéron tant de crédit , qu'ils ne le lisaient plus que dans Nizolius; ils se bornaient également , pour écrire, aux exemples que leur fournissait cet abréviateur. En signalant l'abus de ce livre, où l'érudition était simplifiée outre mesure , et Terreur de ceux qui le considéraient comme un résumé de la langue latine, Henri Estienne poursuit sa croisade contre ces esprits absolus et exclusifs qui, entre tant d'heureux génies de Rome, n'admettaient que les chefs-d'œuvre d'un seul et prétendaient y trouver toutes les règles, toutes les sources de l'inspiration. Asservis sous un joug ridicule, il ne leur suffisait pas, pouremployer une locution, qu'elle rendît fidèlement leur pensée: ils n'avaient garde d'en user sans être autorisés de Nizolius. Pour ces auteurs sans fonds, épris d*on vain culte pour la phrase, le mérite d'une transcription matérielle effaçait entièrement celui de l'invention originale.

C'est à Hubert Languet, comme lui hardi pcn-

1. Nizoliodidascahis, sive Monitor ciceioniancntm Nizolid' norwriy in-8".

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