‹ Conformité du langage françois avec le grecChapitre 144 sur 243 · M. Sainte-Beuve : Anacréon au xvr siècle · texte numérisé non relu

M. Sainte-Beuve : Anacréon au xvr siècle

( ccxm } Très-souvent il s'est plu, d'après F usage du Jour, à placer au commencement de ses livres des distiques 'rançaiSy des sonnets ou même des pièces de plus d'étenlue. Nous avons encore de lui un fragment assez long inr la calomnie ^ , ce cette grande bête de la cour, » ainsi |ue l'appelait L'Hôpital '. C'est le préambule d*un poème rançais qu'il avait l'intention d'offrir à Henri III, et lont il n'a été publié que ce début'. Mais, on ne crain- Ira nullement de le répéter, tous ces morceaux sem« >lent , en somme , peu dignes du temps où florissaient )esportes et Bértaut, où commençaient à poindre \égnier et Malherbe.

Aussi la lecture de ces vers, qui retardent, pour l'élégance et la correction, sur ceux de plusieurs contempo- 'aios, nous rendra-t-elle moins sensibles à la perte l'une forte partie de ces œuvres d'Estienne. En effet, lous n'en connaissons un grand nombre que par les itres qui sont conservés dans la Bibliothèque de La >oix du Maine. Celui-ci est un peu confus, à la vérité , lans rénumération qu'il fait des poésies françaises, atines et grecques de notre auteur ; toutefois, 11 a nettenent indiqué, parmi les premières, une a épître au roi, » or la richesse que notre idiome pouvait puiser dans son iommerce avec le grec : elle accompagnait l'envol du rrésor à Charles IX; des q adieux et contr'adieux à une lamoiselle; » une série de poèmes « contre le babil et

1. On peut le voir an comiDenGement du Tolume de Mtisa nonitrix. — La Croix du Maine mentionne ainsi cet ouvrage : «Poème contre la calomnie et les calomniateurs, détiié au roi [Henri III). » Henri Estîenne lui donne le titre suivant : « L'ennemi mortel des Calomniateurs. »

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