C'est le deuxième des Dialogues des dieux
Le second .usage de eeste jneumilion est tel qu'ai ce passage de Xeno^ioii en ntrci^aùiM^éyc*; comme en f rançois , Et sur tout dites-toy Men , oq ^ Et sur tout advertisBez-le bien qoe , etc.
Obs. 8. Je tooeheray aussi un mot de pm, c'est qa'il me semble qa'ainsi qoe nous nsmsde nostre après (qui luy respond en sa signification ordinaire) quand nous disons. Il est après pour en sçavoir des nouYelles, ainsi a dict Homère , Odyssée , 8. : 6$' ISt) \ux^
Obs. 9. Ce ne sera point mal iaiet d'adyertir aussi touchant la préposition avec : ascayoir qu'elle ha qd usage conforme au grec, en ceste £açon de parler, ÂTec demain (qui est usitée en quelques confins de la France) , au lieu de dire. Demain estant venu, ou simplement, Demain. Car nous trouvons en Thucydide , Xenophon, et les autres bons auteurs ordinairement , éfpia t^ ^^ç^y et j[fxa xvécpa, et iyta ttIoi (comme qui diroit mot pour mot, Avec Taube du jour) pour Dès Faube du jour» on, Dès le poinct du jour. Et mesmes le bon homme Homère a monstre le chemin aux autres quant à ceste locution, usant ainsi de Jf(jL*ir)o?en adjoustant (patvo{xév7](pi, en ce passage qui est au dernier livide de V Iliade, —i^* ^pt 9aivo[Aév7icpt *O^Eae auxoç aycov. Au lieu de ce qu'il dit ici , &\L* ^ot (paivo(i.£V7]<pi , il avoit dict en un autre endroict du mesme livre, ^Te iFjâiç (pavetVi. Semblablement a-il dict, ^fi.« o'i^eXuji xataSuvri. Iliodis t.
J'ay aussi observé un mesme usage , et en mesmes
1. J^ai cherché Taiuement cette locution dans Tauteor cité; les Index ne la donnent pas non plus. Je lis seulement vers k commencement du Uv. VI de la Cyropédie : in\ tovtoic vâtft
KOpo; elirev *Eizï 7cavT( se trouve d'ailleurs chez Thucydide,
employé dans le sens de surtout, que signale H. Estienne : roy. le discours de Diodote , III, 45 (édit. Gail).
locations , de la préposition auv : à laquelle aussi respond nostré at;e^(car nous exprimons nostre avec quelqoesfois par cum^ et mesmes le plus souvent ; autresfois par una cum; aucunesfois par una seul); et qu'ainsi soit, Theocrite commence ainsi un sien idyllie S
'HXuÔeç , co cp(Xe xoupe , TpiTri al>v vuxti xal àoT...
Les Latins ont usé semblablement de leur cum avec cest ablatif /t^ce^ adjoustans toutesfois j9rma: car Terence et Giceron ont dict cum prima luce en ceste signification^.
Obs. 10. Geste observation ba le dernier lieu par oubliance : car si elle me fust venue en mémoire , je l'eusse mise la première ; mais il n*y a plus de remède, la copie du précèdent n'estant plus entre mes mains , pource que ceci s'imprime faict à faict que je l'escri.
Mais pour l'ordre , il n'y a pas grand mal. Ce dont je veulx advertir, c'est que comme les Grecs laissent souvent à entendre des prépositions, et entre autres xaia , ^id, et quelquesfois aussi (xsTa, si j'ay bonne souvenance : ainsi nostre langage omet en certaines façons de parler les prépositions ; et principalement ba coustume d'omettre son après, quand elle dit , Ëstre venu, Avoir disné , pour Apres estre venu , Apres avoir disné.
1 . C'est le début de l'idylle, placée la xu* dans quelques éditions et la XXIX* dans d'autres, notamment dans YAnalecta de Branck, in-8% 1772-1776, 1. 1*, p. 367.
2. Voy. Cicéron , Epist. ad AU. , IV, 3 ; el Térence, Adelph. , V, 3.