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de HGQiri Estienne (ainsi i'appelait-on de son temps'}, aecoropagné de la traduction en vers latins qui reprodoisaîent le mètre de Toriginal » et suivi de fragments â*Àlcée et de Sapho , une singulière faveur accueillit cette publication. La grande raison de son succès était dans son à-propos. Plus tôt, elle eût été peu sentie; plus tard, moins nécessaire. Mais le goût et l'esprit fnmçala étalât prêts alors à l'apprécier : elle allait à merveille au siècle érudit de la renaissance, épris des douces gaietés de la poésie'. Aussi Ronsard et ses rivaux saluèrent avec empressement ce vieil ami retrouvé. En charmant l'humeur enjouée de nos pères, le livre, toujours jenne, ne leur offrait pas seulement un passe-temps agréaMe : il devait exercer une influence réelle et décisive sur les imaginations déjà émues'. En 1531 ane édition de TÂnthologie , que H. Estienne réimprima à son tour en l'enrichissant, leur avait donné un premier éveil. -L'Anacréon acheva de les toucher et de les initier à la ^cilité et à la grâce. Clément Marot , si voisin de notre langue, et Mellin de SainIrGelais, Villon même avant eux, avaient sans doute pressenti Anacréon : mais après l'ancienne grossièreté, et au milieu de l'ardeur d'une génération aventureuse qui voulait tout réformer, il fut le bienvenu pour épurer la joie et ramener au naturel ceux que leur effort tendait à égarer. Dans ce sol rempli de généreuses semences il fit renaître quelques fleurs du terroir gaulois, a Reparaissant, a dit