‹ Conformité du langage françois avec le grecChapitre 74 sur 243 · Dialogus Philocellœ et Coronelli · texte numérisé non relu

Dialogus Philocellœ et Coronelli

3. P. 317 du vol. intitulé Musa monilrix. Cf. , Oraiorum vetet'um Orationes, 1575, PÉpIt. préliminaire de H. Estienne; et une lettre de la même année dans le recueil intitulé Francisci et Joannis Hotomanorum.,, Epistolœ, Amsterdam, in-4'', 1700, p. 53 : «De Gallia tecum omnes boni dolent, diripi et destrui nefariis parricidiis regnum florentissimum generis liumaiii, »

. ( cv ) destiné à tant de désastres. De Genève, où il s'était réfugié y Henri Estienne n'avait pu suivre d'un œii plein d^anxiété nos luttes et nos malheurs, sans que ce spectacle émût en lui le cœur du calviniste et du ci* toyen : maintenant il contemplait à loisir les déplorables effets dé nos discordes; de là contre un gouvernement tortueux et perfide, tour à tour faible et impitoyable , les accents d*un patriotisme indigné. Le catholique et courtisan Brantôme s'est chargé de réfuter le Discours merveilleux, dans l'éloge qu'il a fait de Catherine de Médicis*. Pour bien apprécier cette reine, on devra lire ces deux pièces, en se tenant éloigné des exagérations de Tune et de l'autre.

H. Estienne représente la princesse que nous avait envoyée la patrie de Machiavel, comme l'auteur de tous nos troubles et de tous nos maux. Il nous découvre sa main partout mêlée aux intrigues et aux crimes qui ont rempli cette époque. A l'en croire, le but constant poursuivi par cette étrangère, a été l'anéantissement de la noblesse de France , dont l'éclat faisait honte à l'obscurité de son origine. Elle y a tendu de toutes les manières , par Fempoisonnement et l'assassinat plus que par aucun autre moyen : altérée de notre meilleur sang, elle a principalement fomenté ces haines , attisé le feu de ces combats qui ont décimé, de part et d'autre, les premiers rangs dé nos armées. Ainsi se déroule dans ces pages, JEtvec l'histoire lamentable de la seconde moitié du xvi<^ siècle, le. tableau de ces morts tragiques, devenues communes^ dont on voit que l'imagination des contemporains avait été vivement frappée. Après tant de funestes exemples,

i . Voy. le« Dames illustres : il appelle Faoteur de cette satire • un imposteur non digne d*étre cru. »

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