‹ CongoChapitre 17 sur 39 · CHEF BA TENDE · texte numérisé non relu

CHEF BA TENDE

y insistait fort, qu’il ne pouvait dépasser une certaine limite d’où il apercevait le fleuve, sans qu il lui advint malheur. Par la suite, en souvenir de notre rencontre, il m’envoya de temps à autre un présent consistant en victuailles diverses.

Cet endroit de mon récit se place au mois de février 1884 et depuis le départ de Stanley, je n’avais reçu aucune non-

relie ni du bas ni du haut Congo. Tous mes soins étaient consacrés au souci de me maintenir en paix au milieu de ces remuants Bayanzi.

Le missionnaire Grenfell. — Un matin, vers 11 heures, on signala une voile à l’horizon. C’est à qui dans la station ferait retentir le plus puissamment le cri traditionnel de « Sail ! Oh ! - De la station, on apercevait les embarcations doublant un promontoire situé à quelques kilomètres en aval. Cette fois, le temps qu’il fallut à l’embarcation aperçue pour franchir cet espace me parut une éternité. Le visiteur était le missionnaire Grenfell qui remontait hardiment le fleuve en baleinière, dans le but de pousser jusqu’à l’Equateur afin de reconnaître les rives et leurs habitants et de faire choix des emplacements où la mission baptiste aurait le plus d’intérêt à fonder des établissements.

Grenfell était un homme d’une longue expérience africaine. L’œuvre qu’il accomplit au Congo, les services qu’il rendit à la science sont connus et justement appréciés. La conversation que j’eus avec lui fut des plus intéressante et j’appris ainsi que si nous faisions de notre mieux pour accomplir notre tâche dans le haut Congo, les événements suivaient rapidement leur cours en aval où les Belges déployaient des prodiges d’activité et de vaillance.

Quelques nouvelles des efforts des Belges dans le bas Congo. — L’œuvre du capitaine Hanssens dans le Niadi- Kwilu avait paru suffisamment sérieuse à la France, pour la décider à reconnaître les droits acquis par l’Association internationale africaine dans cette région. Des négociations entamées en Europe devaient aboutir au traité du 5 février 1885, fixant la frontière commune de la France et de l’Association internationale africaine.

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