‹ Congres d'ophthalmologie de BruxellesChapitre 2 sur 112 · AVANT-PROPOS. VII · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. VII

peu parmi les médecins qui soient Ipolyglottes, et il faudrait être pantaglotte pour se tenir au courant de ce qui se publie partout. |

Aussi, les faits du domaine ophthalmologique, si nombreux qu'ils fussent, restaient isolés et, en quelque sorte, stériles. Recueillis dans différentes localités séparées souvent par de grandes distances, observés par des yeux prévenus, faussés par l'esprit de système, se dérobant à tout contrôle qui aurait pu en fixer la signification, 1} n’était pas toujours possible de les théoriser et d’v donner une valeur scientifique. — Des opérations importantes étaient instituées, des procédés nouveaux inventés, des instruments ingénieux imaginés; mais, à défaut de communications, ils restaient dans l'oubli et comme non avenus pour la généralité.

C’est en vue d'établir des relations constantes et régulières entre les ophthalmologistes, et pour remplir une lacune devenant chaque jour plus sensible, que furent créées les Annales d'Oculistique, à la fondation et au maintien desquelles celui qui a eu l'honneur de présider le Congrès à si activement et si persévéramment contribué. A l’époque de leur apparition, elles ne comptaient parmi leurs collaborateurs qu'un seul ophthalmologue étranger; mais la première année de leur existence n'était pas révolue, que le but pour lequel elles avaient été fondées, l'esprit dans lequel elles

étaient conçues, l'influence qu’elles étaient appelées à exercer,

avaient été compris et appréciés, et avaient attiré dans leur rédaction les ophthalmologistes les plus estimés etles plus répandus de tous les pays. Depuis lors, ce recueil n’a cessé d'étendre ses relations, et 1] constitue aujourd'hui le centre vers lequel tous les travaux ophthalmologiques convergent, une sorte de répertoire où ils se résument, enfin un organe en position de les répandre partout. Qu'il nous soit permis d'adresser les remerciments les mieux sentis à tous les savants qui l’ont enrichi de leurs travaux.

Ce que les Annales ont fait dans la mesure de leur portée, à savoir : servir de moyen d'union entre les ophthalmologues de tous

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