‹ Congres d'ophthalmologie de BruxellesChapitre 22 sur 112 · ES OS TO · texte numérisé non relu

ES OS TO

« que des corps ou des portions de corps infectés aient des rapports avec « ceux qui ne le sont pas. » ve. |

D'après M. Thune, on devrait établir des mesures spéciales s, afin que les granulés n’aient aucune relation possible avec les hommes sains. 4

Après quelques courtes explications de M. Hairion sur le sens et la portée de cet article, dans lequel il n’est question que de granulés, il est voté sans changement. L

Art. 20. « Empêcher que le soldat s'expose aux causes de refroidissement, « à l’action d’une lumière vive, d’une atmosphère chargée de poussière où « viciée de quelque manière que ce soit. »

M. Lorrrzer. Si cet article concerne les hommes sains, je crois devoir en demander la suppression.

M. HarrioN fait observer qu'il s’agit toujours de granulés.

M. Meyxxe propose d'ajouter à l’art. 20° les mots suivants : « remplacer les « chemises de toile des soldats par des chemises de coton. »

Il considère les chemises de toile comme cause de-fréquents refroidisses ments, surtout en été. « Le soldat, dit-il, au retour des manœuvres et exercices; rentre à la caserne en pleine transpiration. Aussitôt 11 Ôte sa veste ou sa tunis que, et sa chemise mouillée lui fait sur les épaules l'effet d'un drap glacé Cette imprudence, que tous les conseils ane: ne préviendront pas, serail moins à craindre si les chemises étaient de coton.

L'article 20° est adopté avec l'amendement de M. Were qui y Sera annexé.

Art. 21°. « S'assurer si toutes les enveloppes qui recouvrent le cou et la têté « n'exercent aucune espèce de compression sur ces parties. » — Adopté.

Art. 25°, « Employer contre les granulations naissantes (granulations vési « culeuses, qu’il faut bien se gurder de négliger) les moyens qui exposent Île « moins aux réactions vives et à l’inflammation de la conjonctive.» — Adopté.

L'art. 22° à été réuni à l’art. 18°.

Art. 2%. « Envoyer immédiatement aux hôpitaux les hommes atteints « d’ophthalmie, de maladies cutanées et de gonorrhée. »

M. DEcaisne demande qu’on suprime les mots : « de maladies cutanées » ca il ne voit nullement l'utilité de la mesure recommandée dans cet article, quant aux hommes atteints de ce genre de maladies.

M. MerCHIE appuie celte demande.

Celte suppression est approuvée, et l’article ainsi modifié, est adopté :

Art. 25°. « Redoubler de soins pendant les recrudescences de l'épidémie « inspecter journellement les soldats, examiner soigneusement leurs yeux; « afin de pouvoir envoyer aux hôpitaux, infirmeries ou salles de granulés; « dès l'invasion du mal, ceux qui en sont atteints. Si l'épidémie vient à sévin « violémment dans une caserne, l'évacuer aussitôt, séparer les hommes « atteints de ceux qui ne le sont pas, éloigner le régiment et le séquestrer « dans des localités spacieuses jusqu’à ce que l’ophthalmie soit entièrement « éteinte, laver les literies et les habits qui ont servi aux malades, désinfectem « les ohjets qui ne sont pas ee d'être lavés, et blanchir les murs.

M. DEcaisne voudrait voir modifier la rédaction de ceu article et en voir retrancher tout ce qui suit : « laver les literies et les habits, etc. » L

Eu effet, il lui semble inuule de pousser les désinfectious aussi loin, c’esk là, pour lui, un luxe dé précautions exagéré, et il ne sait pas réellement sun quelle base repose l'opinion qui conseille de faire désinfecter les murs et les effets des soldats. |

M. Hatrion fait la remarque qu'il est question ici de combattre une épidémie qui peut occasionner les plus grauds ravages, et dont la contagion peu

acquérir une activité extrême. Or, en présence d’un mal dont les suites sont si terribles, s’il n’est pas arrêté dans son principe, on ne doit négliger aucune mesure de précaution, et il vaut mieux certainement alors pécher par excès que par défaut de mesures prophylactiques.

L'article est adopté en entier avec la rédaction du Comité.

A la suite d'explications échangées entre quelques membres, il est résolu ue les mots: « En temps de guerre » (lig. 9 en rem.) peuvent être supprimés.

Ici M. Meyxne propose, pour remplacer l’art. 22°, qui a été supprimé, une mesure prescrivant à chaque soldat de se laver séparément. Dans l’armée belge, dit-il, chaque soldat a maintenant un bassin en fer-blanc, distiné à cet usage, mais il n’y a pas longtemps que les hommes, au réveil, allaient se laver ensemble dans des cuves ou des seaux, où les ophthalmiques venaient se mêler Aux hommes sains. Peut-être dans d’autres armées cet abus existe-t-il encore. | M. Mercme. « Je suis d’avis qu’il n’est pas prudent d'accorder un vase partiulier à chaque soldat, car cette mesure peut avoir plus d’inconvénients que d'utilité. Il arrivera, en effet, assez souvent qu’un soldat, pour ne pas se donner la peine d’aller chercher de l’eau lui-même, se servira du vase de son camarade, et quand on sait ce qui se passe dans les chambrées, on prévoit qu'il en devra fréquemment être ainsi. Je pense qu'il serait préférable d'établir dans chaque caserne des lavoirs avec robinets, où chaque soldat viendrait se laver à une eau courante; on éviterait bien mieux de cette manière les dangers dela contagion, qu'au moyen du bassin recommandé par M. Meynne. n conséquence, il dépose l’amendement suivant :

« Établir dans les casernes des lavoirs avec jets d'eau ou robinets, où « chaque soldat pourra se laver séparément. » | M. Bima. J'ai déjà signalé, dans la première séance, qu'il existait dans cer- Laines casernes du Piémont des lavoirs ou petites fontaines où les soldats viennent se laver isolément. Les observations qu’on à eu l’occasion de faire \dans les régiments logés dans ces casernes prouvent quele nombre d’ophthaliques y à toujours été très peu considérable, et que l'ophthalmie n'y a jamais sévi avec une grande intensité. Comme mesure hygiénique pouvant se ratta- Icher au point actuellement en discussion, j'ajouterai que, dans l'armée piémontaise, chaque soldat possède un essuie-mains. » | M. WarLomonr prend part à la discussion et expose les motifs qui lui semblent plaider en faveur de l'amendement.

| M. Mevynne déclare qu'il se rallie à l'amendement de M. Merchie. M: Seurin. « La facilité avec laquelle on peut maintenant, dans beaucoup de grandes villes, fournir de l’eau en abondance à tous les étages des maisons, doit mous engager, dans la construction des nouvelles casernes, à demander l'établissement de ces lavoirs dans les corridors des différents étages ; ce serait à sans contredit une chose fort avantageuse, surtout pendant l'hiver. »

M. Logrrier. « Je m'oppose à l'amendement de M. Merchie, car la mesure qu’il veut faire adopter me semble tout à fait impraticable dans une foule de circonstances ; ainsi en marche, dans les cantonnements, au camp, etc. J'admettrais plutôt la proposition de M. Meynne, car on peut de cette manière, et [la mesure est d’une facile exécution, s'opposer parfaitement à ce genre de Jcontagion.

M. one répond au préopinant qu'il a eu surtout en vue de remédier à {ce qui se passe de dangereux à cet égard dans les casernes, et que, dans les [circonstances exceptionnelles dont il a fait mention, les mêmes inconvénients

“n'existent ordinairement pas, car les' soldats vivent alors presque toujours Id’une manière isolée.

M. Drcaisxe. « L'occasion me semble favorable pour dire quelques mots les casernes qu’on construit de nos jours. Ces locaux sont en général Fo imparfaits, et il serait bon qu’on signalât à tous les gouvernements les vice nombreux de ceux qui existent el de ceux qu'on construit. En général, bâtiments destinés à 14 population militaire ne sont pas faits avec le soin, luxe peut-on même dire, avec lesquels on construit les prisons on d’au établissements semblables. C’est là, on ne saurait le contester, un f très regrettable, et contre lequel doivent protester tous les médecins mil aires. »

La proposition de M.Meyune, amendée par M. Merchie, est adoptée; l'artit nouveau remplacera l’art. 22°, qui a été supprimé; il est conçu en ces terme

« Établir dans les casernes des lavoirs avec Jets d’eau ou robinets, perme « tant à chaque soldat de se laver séparément, et à l’eau qui a servi de s’écoul « immédiatement au dehors. »

Le titre IV est mis en discussion. |

Les considérations qui précèdent le $ 1 (p. 13) sont admises sans obsel” valion.

Le $ 1° (p. 14) donne lieu à des débats sérieux.

M. Merçi. « Cet article est d’une importance qui n'échappera à pe sonne; les conséquences peuvent en être excessivement graves. [l s’agt en effet, de décider si une maladie doit être considérée comme exista déjà, alors que les phénomènes physiques qui en indiquent la présent dans le tissu où elle a son siége, ne sont pas accessibles encore à wi sens. [l est, selon nous, impossible d'admettre que des granulations latente puissent exister si le tissu de la conjonctive n'offre aucune altération mat rielle, indiquant la modification granulaire de cette membrane. Le doute & bien souvent permis au début de l'affection, s'il s’agit d'affirmer que les gran lations ou l’ophthalmie qu’on a sous les yeux doivent être rapportées à nn gerni latent, ayant existé plus où moins longtemps avant l'apparition de l'état gr nuleux visible à l'œil nu. »

M. DEcaisxe. ( Je demande la suppression de tout cet article ; ‘! me répugti d'admettre que la conjonctive, sans présenter d’altération dans sa texture puisse réceler les germes de l’ophthalmie granuleuse. Ce ne sont que des vué spéculatives de l'esprit, et qui ne reposent pas sur les faits. »

M. Srromeyer (aîné). « Je crois que cet articie a été rédigé par des médecit militaires fort au courant des questions pratiques qui se rattachent à l’ophthal mie, dite militaire. Après une visite très minutieuse, un soldat sera décla exempt de granulations, et deux ou trois jours plus tard, après avoir quil son corps, il offrira, sous l'influence d’une cause occasionnelle, des granul: tions avec toutes leurs conséquences fatales, et apparaissant avec une rapidit étonnante, sans qu'il ait été soumis à une nouvelle contagion : c’est là un fa qu'il n’est pas rare de rencontrer dans certaines circonstances. »

M. MeLcmor. « Pour moi, je considère cetarticle non-seulement comme jm tile, mais même comme dangereux. On n’est jamais en droit d'affirmer qu’ existait un germe latent avant l’évolution des granulations, et il faudrait au chose qu’une simple assertion pour admettre un semblable fait. » |

M. Gogée. « J'admets volontiers que l'expression de granulations latentes @ impropre, et qu'il est difficile de comprendre anatomiquement ce qu'on à voul désigner sous ce nom. Cependant le fait signalé dans cet article est réel, beaucoup de médecins militaires sont d’accord que les choses doivent passer aiusi, dans un certain nombre de cas, qu'il serait tout à faitimpossibl d'expliquer de toute autre manière. »

M. Mercme, en répondant à M. Stromeyer, fait remarquer que c’est surtout e granulations latentes qu'il a voulu parler, et qu'il n’a pas émis d'opinion sur prétendue période d’incubation qui précèderait le développement granuaire dû à l'infection miasmatique ou à la contagion.

M. Benpz. « Cet article, dont je reconnaistoute l’importance, me semble devoir tre maintenu, car il constate uu fait d’une vérité incontestable, et dont bien es médecins militaires ont déjà eu plus d’une fois l’occasion de s'assurer. En eflet, on ne peut coutester qu'il y a, lors de toute contagion ou infection, ne certaine période d’incubation pendant laquelle le germe est réellement à état lateut. Il est vrai que l'expression de granulations lateutes n’est pas xacte, car on ne pourrait entendre par là que les corpuscules glandulaires de a conjouctive, recélant, pendant un temps plus ou moins long, le germe de ’ophthalmie, lesquels, sous l’influence d’une cause occasionnelle quelconque, prouveraienut une modification pathologique qui les ferait passer à l’état de éritables granulations. »

M. Guez partage entièrement l'opinion de M. Merchie sur l'impossibilité de econnaître et d'admettre la maladie, en l'absence de toute lésion matérielle e la conjonctive. La théorie de ce germe latent lui paraît une chose très 1ypothétique, car il possède des faits qui lui ont démontré que, dans certaines irconstauces, les granulations peuvent se développer spontanément.

M. Losrrrer. Cet article est fort important, car il s’agit d’une mesure de la lus grande portée. Si l'existence de granulations latentes est une chose conestable, il n’en est pas de même pour la période d’incubation pendant laquelle e germe de l’ophthalmie reste à Fétat latent; c'est pourquoi il voudrait édiger cet article de la manière suivante: la disposition étant donnée pour roduire un développement rapide des granulations, il ne faut que l'action d'une ause irrilante, elc.

M. Decaise. « Je crois devoir expliquer ma proposition en ce sens, que je emaude seulement la suppression de ce qui précède la phrase: « pour donner n développement, etc. » ;

M. Hamiox. Cet article, personne ne l’ignore, peut avoir des conséquences yraves pour les gouvernements ; mais l'intérêt du soldat est-il moins sacré? Jans quelques circonstances, et sous l'influence de certaines causes occasionelles, le développement des granulations se fait avec üne rapidité inconceable, et il est facile de se tromper dans le jugement qu’on pourrait être ppelé à porter sur la date à laquelle en remonte l’évolution. Ainsi, des 1ommes visités avant d'être renvoyés dans leurs foyers. ont été reconnus ‘omme ayant les conjonctives tout à fait saines, et quelques jours plus tard,.au ein de leur famille, les granulations se sont montrées avec une incroyable apidité, et ont servi à propager la maladie à plusieurs de ses membres. ‘est en présence de faits semblables qu’on a voulu accuser les médécins miliaires d’avoir renvoyé chez eux des hommes porteurs de granulations. Aussi, our obvier à cela, l'administration du Service de santé belge à t-elleobtenu du linistre de la guerre l'ordre de faire signer la cartouche de tous ces hommes vant leur départ, et d’y déclarer qu’ils ne présentent aucun germe a pparent, ’ophthalmie.

On comprend facilement que, si les faits signalés dans cet article peuvent hvoir des conséquences importantes pour le trésor public, les intérêts du oldat ne doivent pas être moins écoutés dans cette circonstance, surtout quand Lest démontré qu'il a contracté son mal sous les drapeaux, et que c'est bien à l’ophthalmie militaire qu’il est permis d'attribuer les accidents qui lui ont ail perdre plus ou moins la vue. « Je pourrais, dit en terminant M. Hairiou,

citer à cet effet quelques faits prouvant d’une manière irréfragable la vérité de ce que je viens d'avancer. » À M. Meccnior croit devoir répéter encore qu'il considère cet article comme dangereux : en l’admettant, on mettrait l'officier de-santé, chaque fois qu’i serail appelé à statuer sur l’état des yeux d’un soldat avant son renvoi dt corps, on le mettrait, dit-il, dans la fausse position de décider s’il existé ou s’il n'existe pas de germe d’ophthalmie.

M. Mercmie. Dans cet article, semble-t-il, on veut mettre le médecin mili: taire dans la nécessité de reconnaître l’existence de granulations"insaisissable à l'œil nu : or, ce serait là lui créer une foule d’embarras, et l’on ne sait trop comment il pourrait parvenir à s’en tirer. Devra-t-il par hasard avoir r'ECOUFS à un instrument d'optique grossissant les objets, chaque fois qu’il aura à s@ prononcer sur l'existence de ces granulations? C’est là, il faut en convenir, une chose insoutenable M. Hamon. Les difficultés qu’on prétend reconnaître dans la mesure recom mandée dans cet article ne sont pas telles qu’on s’est plu à le dire; il est, en effet, dans la plupart des cas, un moyen bien simple d'arriver à un résulta presque certain, c'est d'apprécier depuis quel temps le soldat a quiué sot corps. Ainsi, un militaire, visité avant son départ en congé et jugé sain, est reconnu atteint de granulations ou d'ophthalmie granuleuse trois ou quatre jours plus tard; ne devra-t-on pas admettre alors qu'il a puisé le; germe de l’ophthalmie dans l’armée dont il vient de faire partie ? M. Warcomoxr. fl est beaucoup d’observations qui prouvent que des soldats; reconnus exempis de granulations à leur départ du régiment, ont été atteints de granulations ou d'ophthalmie purulente, qu'ils ont communiquées à leur famille, peu de temps après leur retour dans leurs foyers. Ces faits sont signalés, chaque année, lors des visites entreprises dans les provinces, sur l'invitation de M. le Ministre de la justice, pour constater Îles droits à la pension, du chef de cécité plus ou moins complète, que des mili taires, qui viennent de quitter le service, réclament du gouvernement. Dira-t-on, dans ces cas, que le militaire qui vient de: quitter les drapeaux était sain au départ? Si cette conclusion fait l'affaire de l'État, elle ne peut faire celle du malade, et les intérêts de celui-ci ne doivent pas être négligés On reconnaît une période d'incubation à toutes les maladies, pourquoi en re fuserait-on une à l’ophthalmie granulaire, alors qu'on à tant de raisons de Padmeture ?

M. Laverax. Ce serait peut-être ici le moment de s'occuper de la question de savoir si la maladie est toujours due à la contagion, ou si elle peut quels quefois se développer spontanément sous l'influence de causes catarrhales où d'irritation. L'opinion qui admet la contagion comme cause unique s’'es jusqu’à piésent produite sans contradiction. Il serait sans doute utile que l'opinion contraire püût aussi se faire entendre. M. Guiz. « Je demande la permission de citer un fait qui me semble prouver d'une manière frappante le développement spontané des granulations dans certaines circonstances. Je suppose, comme cela se voit parfois en Autriche, que mille hommes choisis, robustes, venant de la campagne, soient placés dans une caserne qui ne devrait en contenir que cinq cents : eh bien! parmi ces mille soldats, dont aucun n’était porteur de granulations, on verra au bout d’un certain temps, d’une année environ, et sous l'influence seule de l’encoms brement, apparaître des granulations, et sans qu'on puisse les attribuer à unê contagion qui en aurait été le point de départ. La suppression du $ 1% (p. 14) est prononcée.

Le & 2, qui devient maintenant K 1°", est voté avec la modification indiquée

par M. Lustreman, et qui consiste à dire : « n’est pas bornée, » au lieu de :

{« n’est plus bornée. »

| Les K 3 et 4 sont adoptés sans observation.

On passe à la discussion du K 5.

Plusieurs amendements ont été déposés :

| 4e Celui de M. Poxrus, ainsi conçu : « Sous l'influence de causes d’irritation

« des organes oculaires, de mauvaises conditions hygiéniques, de l’encombre- « ment surtout, des faits prouvent que l’ophthalmie catarrhale, sporadique ou

[x épidémique, peut arrêter la forme granuleuse ou se el servir de

« point de départ à une sim épidémie. »

9 Celui de M. Guzz : « Enfin les faits prouvent que sous l'influence de

« certaines conditions luttes à l'hygiène, l'encombrement surtout, l’oph-

|« thalmie militaire peut se développer spontanément. »

5° Celui de M. Logrrcer : « Les faits semblent prouver que, aussi de nos

« jours, la contagion est la seule source de l’ophthalmie militaire, et qu'on

« pourra arriver un jour à son extirpation complète si, aux mesures qui pré-

« cèdent, on ajoute les suivantes, elc., etc. »

4° M. MEL cHioR propose uñ sous-amendement qui consiste à ajouter à l'amen-

dement de M. Pontus, que les choses ne peuvent avoir lieu de la manière

indiquée, que dans une garnison où l’ophthalmie dite militaire à déjà régné

antérieurement.

L'amendement de M. Loeffler s’éloignant le plus de la rédaction du Comité

est d'abord mis aux voix. — Il est rejeté.

Vient ensuite l'amendement de M. Gulz, qui n’est pas admis.

Reste l'amendement de M. Ponrus, qui en expose le but en quelques mots.

11 fait surtout observer que, dans beaucoup de cas, il est impossible d'établir

nettement la ligne de démarcation entre l’ophthalmie catarrhale et l'ophthal-

mie granuleuse, et qu'il est ainsi bien difficile de rapporter toujours à la conta-

sion le développement de l’ophthalmie militaire. Aussi, pour ne pas donner

{aux faits une signification qu’ils ne peuvent avoir, on est bien forcé d'admettre

que, parfois, c'est aux causes catarrhales qu’il faut attribuer les granulations

ou l’ophthalmie purulente.

M. Guzz adopte en partie la manière de voir de M. Pontus : il désirerait

cepeudant une modification à l'amendement que ce membre a proposé, et qui

lui semble ne pas exprimer exactement tout ce qu'on doit dire.

MM. Laweran et LusTREMaN insistent aussi sur la modification à faire subir à

l'amendement de M. Pontus; ils proposentderemplacer les mots: « la forme granu-

leuse ou purulente » par ceux de : «les caractères de l’ophthalmie ditemilitaire. »

M. Poxrus accède à ce changement.

M. Marques appuie l’article tel qu'il a été rédigé par le Comité.+Car, pour

lui, c’est un fait incontestable que , en Portugal, lophihalmie militaire doit

son origine à une ophthalmie catarrhale.

Le sous-amendement de M. Melchior n’étant pas appuyé, l'amendement de

M. Pontns est mis aux voix, et adopté avec la modification mentionnée plus

haut, et proposée par MM. Laveran et Lustreman.

Art. 26°. « Dans le recrutement, visiter avec le plus grand soin les hommes

« sur le point d’être incorporés et envoyer incontinent en traitement, soit dans

« les hôpitaux, soit dans les salles de granulés, selon le degré de leur affec-

« Lion, et avant qu'ils aient eu aucun contact avec les hommes du corps

« auquel ils vont appartenir, ous ceux qui sont atteints de granulations

« susceptibles d'une prompte guérison. » — Adopté.

Art. 27°. « Visiter rigoureusement, avant leur départ, tous les hommes r& « voyés dans leurs foyers à un titre quelconque, retenir ceux qui pourraïe « transmettre l’ophthalmie, soumettre les hommes sains sortant d’un foye « d'infection à des ablutions savonneuses, et désinfecter les objets dont ils« « sont Servis. »

M. Decaisne demande la suppression de la seconde partie de cet article. pense qu'il yaurait beaucoup de difficultés à exécuter complétement les mesuré prescrites : c’est vraiment là, d’après lui, un excès de précautions. Après une courte réponse de M. HarrioN, RÉRURE est adopté dans toute teneur.

Art. 28°. « Visiter immédiatement tout Hdi rentrant au Corps après un « absence quelconque. » Adopté.

Art, 29°. « Redoubler de soins et de vigilance lorsque l’ophthalmie est su « Je point de disparaître d’un corps. » Adopté. Art. 30°. « Le fléau une fois éteint, continuer pendant longtemps encore | « même surveillance dans les casernes, les prisons, les hôpitaux, et s'as « surer que les mesures hygiéniques sont fidèlement et ponctuellement exéc « tées. » Adopté sans discussion.

Les considérations qui suivent l’art. 30° (p. 15) sont adoptées après unesimpl lecture.

M. LusTremaN (France) demande à communiquer quelques observations st l'identité de l’ophthalmie militaire et de l’ophthalmie catarrhale. L’heur avancée ne permettant pas d'entendre cette communication, M. Lustreman € fera l’objet d’une note qui sera insérée au Compte-rendu. (Voir aux Annexes La séance est levée à midi.

DEUXIÈME SECTION

Président : M. VAN ROOSBROECK ; Secrétaire : M. CROCQ.

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