DU PREMIER DEGRÉ. DU DEUXIÈME DEGRÉ. DU TROISIÈME DEGRÉ. TOTAL M
En 1832. . 25 1310838 2 62 »- 18530: 18% 22 » 40 » 1854. . 15 19 » 34
Si nous ajoutons que les hommes de 1852 ne sont restés daus la garniso! que huit mois et demi, pendant lesquels la force ne fut pas augmentée par les” recrues, on verra que les cas inflammatoires sont devenus peu à peu plus rarë et moins intenses. — Ce résuliat est dû essentiellement, je crois, aux désin{ée tions assidues, et à l'usage de plus en plus commun des salles d'isolation, tan dis qu’on abrégeait en même temps le séjour des malades à lPhôpital, autan que possible.
Le 9° bataillon arriva à la garnison bientôt après le 5°, comme il a été dit l et avec une force égale. Lui aussi amena avec lui d’Eckernfjord, d’où il venait quelques hommes portant des granulations latentes, ce que j'appris longtemps après.
Dès le commencement, ces soldats furent logés dans des quartiers privés, répartis sur la plus grande partie de la ville. La maladie ne s’y montra d’un inanière manifeste que dans le mois de décembre 1859; et ce fut dans la 4° compagnie, et précisément dans un ancien bâtiment où un nombre insolit d'hommes était accumulé, et qui était situé dans une rue étroite, longeant À fleuve et occupant la partie la plus basse de la ville. On peut dire que toutes lei circonsances favorables au développement de l'épidémie étaient réunies dam ce lieu. |
Aussi cette compagnie continua-t-elle à fournir un nombre de cas aigus sans Comparaison plus grand que les autres compagnies, jusqu’à l'été de 1853, quand elle fut transportée au village d'Oltenzen, où de tels cas de vinrent bientôt très rares et disparurent presque dans cette 4° compagaie.
Comme on l’a vu plus haut, le chiffre des malades envoyés à l'hôpital suil une progression ascendante très marquée.
La raison en est que, dans le commencement, on n’y envoyait que les cas assez graves, en Considérant les plus légers comme des cas d’ophthalmie ca tarrhale simple, et étrangers à l'épidémie.
En réalité, lorsque dans l'automne de 1854, je fus chargé aussi du service du 9e bataillon, il s’y trouvait un nombre de cas plus ou moins aigus, qui mn différa pas notablement de celui fourni par le 5° bataillon. Mais, il faut le dire
es cas aigus étaient moins intenses, el les cas de granulations chroniques moins raves que dans le dernier; circonstance due sans doute à ce que le 9° batailon avait été logé ordinairement dans des conditions plus favorables, et que és-malades avaient été soumis au traitement et au séjour prolongé à l'hô-