‹ Congres d'ophthalmologie de BruxellesChapitre 5 sur 112 · X AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

X AVANT-PROPOS

hommes à ne pas rester au-dessous de leur tâche et à livrer au public un travail qui pût soutenir l'examen et la discussion de tous : croyant leur œuvre bonne, ils ont dû la défendre, et personne n’a le droit d'insinuer que le sentiment de la paternité leur ait inspiré des prétentions absurdes et ridicules. D'ailleurs, arrétées longtemps d'avance, ces solutions ont été communiquées à tous les adhérents du Congrès; chacun avait donc pu les étudier, les méditer à loisir; chacun aurait eu le temps de préparer, dans le silence du cabinet, d’autres solutions plus complètes, plus au niveau des connaissances ophthalmologiques, etc., si celles du Comité avaient paru insuffisantes ou pécher sous le rapport de l’état actuel de la science. Si plus de cent cinquante ophthalmologues de toutes les nationalités et comptant parmi eux les hommes | les plus éminents, les autorités les plus colossales en fait d’oculistique, ont imprimé à la plupart des solutions provisoires le sceau glorieux de leurs suffrages si compétents, c’est que, il faut bien en convenir, elles étaient rigoureusement conformes aux données de la science moderne. C’est là un résultat dont le Comité organisateur a le droit d’être fier. — Quant à l'opinion qui a été émise qu’en présentant à l’assemblée un programme rempli à l'avance, on avait empèché de se produire des travaux ou des communications orales non indiquées ou non prévues dans ce programme, elle est pour le moins non fondée, car les séances générales ont été en grande partie remplies par des travaux et des communications de ce genre : pour le prouver, il suflira de rappeler les lectures ou discours si intéressants de MM. Cervera et Calvo y Martin, de Madrid ; Anagnostakis d'Athènes ; Boeck, de Christiania; Melchior, de Copenhague ; Sperino, de Turin; Serre, d'Uzès, et surtout l'exposition faite avec tant de lucidité par M. Von Gracfe, de Berlin, de ses études et de ses recherches sur la cause et la nature du glaucome, affection encore peu connue, et sur laquelle l'illustre ophthalmologue a présenté des idées et des considérations entièrement neuves, que la savante assemblée a accueillies par des applaudissements bien mérités. Disons enfin que si, par suite de manque de temps, le Congrès a été privé du plaisir d'entendre quelques membres qui avaient encore des communications à lui faire, celles-ci ne seront pas perdues pour la science, puisqu'elles seront insérées au compte-rendu des travaux du Congrès. »

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