‹ Congres d'ophthalmologie de BruxellesChapitre 78 sur 112 · PAR LE DOCTEUR PONTI FLORIANO, DE PARME · texte numérisé non relu

PAR LE DOCTEUR PONTI FLORIANO, DE PARME

(Notice lue en Comité général le 15 septembre.)

Cest la communication mutuelle des idées, des expériences et des découvertes qui répand la vérité et imprime la marche au progrès scientifique; cest donc à juste litre que nous devons louer hautement l’appel que nos très honorables confrères belges nous ont fait, en nous invitant à exposer ici tout cequ'il y à de particulier dans nos pays en fait d'oculistique, de cette noble science qui, dans ces derniers temps, a fait plus de progrès que toutes les autres: Ces relations permettront d'établir une comparaison entre l’état pactuel\de l'ophthalmologie dans tous les pays du globe, et d’en faire, pour ainsi { dire, une histoire universelle capable de la caractériser, au milieu de la révo- | lution générale que le progrès incessant des sciences y a allumée.

| Je regretle vivement, en ce qui me concerne, de ne pouvoir concourir que daus des limites bien étroites à ce grand résultat.

Néanmoins, quelque bornée que soit ma relation, j'ose me flatter qu'elle ne Sera pas tout à fait dépourvue d'intérêt pour celle savante et respectable | assemblée.

LuSilon considère les innombrables observations et les découvertes utiles LMfaites par les hommes distingués de l'Italie et des autres pays, qui réussirent dans ce dernier siècle à la dépouiller des immenses préjugés dans lesquels Lelle était encore enveloppée, on reconnaîtra que l’oculistique a été cultivée Chez nous avec zèle et succès. Nous en sommes redevables à l’empressement dugouvernement qui, dès 1819, institua des cliniques d’oculistique dans les Universités de Pavie et de Padoue, et en confia la direction à des professeurs spécialistes d'un mérite sans conteste. Ces écoles donnèrent bientôt d’excellentsélèves et même des auteurs qui, par leurs ouvrages, rehaussèrent l’art que | nous cultivons ; ils ouvrirent des ambulances, des dispensaires et des polycliniques, et offrirent de cette façon aux médecins des moyens d'étude et de perféctionnement, aux malheureux atteints de maladies oculaires des conseils et des secours.

Les doctrines ordinairement exposées dans nos écoles sont celles qui ont jusqu'ici dominé en Allemagne, si ce n’est que, sous le rapport de la spécificité des ophihalmies, nous n'avons pas adopté tout ce qui a été proclamé par Beer el par ses élèves ; c'est ainsi qu'on a réduit de beaucoup les divisions et les subdivisions, qui avaient pour défaut de jeter la confusion dans l'esprit des jeunes praticiens.

Si l’ophthalmoscopie moderne qui, grâce à l'invention du professeur Helmholz , a ouvert le champ à de nouvelles études en répandant la plus grande lumière là où il n’y avait que ténèbres pour nos prédécesseurs ; si ce moyen d'investigation, joint aux autres procédés récents d'exploration objective et subjective, ne s’est pas vulgarisé parmi nous comme il le méritait, il est

cependant mis en pratique très utilement et avec éclat par les plus ferven adeptes de notre science. Au nombre de ceux qui ont obtenu d’heureux résul tats de l'application de l'ingénieux instrument du célèbre professeur Kônigsberg, il faut compter notre savant confrère Quaglino, qui a fait pret de son savoir à cet endroit, dans ses mémoires très connus sur les maladies corps vitré, mémoires qui sont venus, il y a bien peu de temps, enrichir lop thalmologie italienne (1). | La partie technique de la chirurgie oculaire est exercée aujourd’ bui par. dé hommes qui en obtiennent de remarquables succès, et qui peuvent être r gardés à juste titre comme les dignes disciples des savants qui honorère notre péninsule. Les méthodes opératoires contre la tumeur et la fistule lac males sont celles de la dilatation temporaire avec le clou de Scarpa, et cel de la destruction du sac, selon le procédé de Nannoni. En ce dernier cas,« donne la préférence au cautère actuel, suivant les conseils de M. Desmarresl strabotomie n’est pas proscrite dans la haute Italie, comme on l’a avancé à 10h mais elle n’est que très peu répandue, et, contre le strabisme récent et lége nous employons de préférence les lentilles prismatiques de M. le docteur Kan Afin d’éloigner de l’axe optique la cataracte, nous employons, nous fondar sur les heureux résultats du professeur Flarer, la scléroticonyxis bien pli souvent que l'extraction, parce que nous la croyons d’une application pli générale que cette dernière, et parce qu’on y évite aussi plus facilemenm fonte purulente des bulbes, qui cause des dommages irréparables, tandis que dans les cataractes secondaires et dans les inflammations qui surviennent pai fois après la dépression, il reste une chance de succès en réopérant les une cten combattant les autres par les moyens antiphlogistiques. Il est desca cependant où nous donnons la préférence à l'extraction, comme dans cataracte noire, dans la luxation antérieure de la lentille, et dans les cast l’on doit opérer un individu qui offre la cirsophthalmie, ou quelque staphylôm de la sclérotique. Nous employons alors tantôt la kératotomie supérieus tantôt l’inférieure, mais plus souvent la première que la seconde. La pupille artificielle, cette brillante et très utile création de la chirurgi moderne, à toujours trouvé des partisans chez nous; et parmi ceux qui, pou l'exécuter plus aisément et avec succès, ont étudié des méthodes spéciales“ imaginé des instruments qui resteront dans la pratique, les annales dell science citent avec le plus grand respect les noms des Scarpa, des Assalin des Donegana et de tant d’autres Italiens. Nous la pratiquons tant par dialysi que par ectomie, et le choix de l’une ou de l’autre méthode nous est indiq dans cette circonstance aussi, par les cas individuels et par les diverses a rations du bulbe. | 1 Cependant, je ferai observer que communément (quand la chose est possible uous préférons ouvrir dans le tissu de l'iris la nouvelle voie aux faisceaux de rayons lumineux, vers l'angle interne de l'œil. Ensuite, sur le conseil del ie Trinchinetti, lorsque cette opération a été exécutée heureusement dans point quelconque de la circonférence de l'iris, nous faisons porter aux opéré des lentilles plano-convexes, afin d'améliorer en eux la faculté visuelle, tou Jours im parfaite, quand Îa voie des rayons de lumière est ouverte en des points où la réfraction de l’appareil optique est moins forte qu'il ne faudrait Je regrette que l’occlusion des yeux ne soit. pas généralement adoptée par

(1) Ann. Univ. di Medic. — Mag. e Guig., 1857. — Intorno alle malattie del corpo vit c

considerate come causa di Ambliopia od amaurosi ; ricerche oflalmoscopiche ed osservaziomi del docteur A. Quaglino. 4

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