‹ Congrès de Vérone (volume 2)Chapitre 15 sur 80 · XXX · texte numérisé non relu

XXX

M. Ouvrard. — Lettre du vicomte de Montmorency, — Nos rapports personnels avec l’empereur de Russie vont commencer,

Mais qu’était-ce que cette apparition de M. Ouvrard, dont il est question dans notre lettre du 28 novembre? Nous avions reçu de Milan, sous la date du 24 du même mois, le billet suivant de M. de Montmorency :

Milan, ce 24 novembre 1822,

« Noble vicomte, je rencontre ici M. Ouvrard , qui me » cause un peu d’étonnement et même des sentiments » pénibles par les dernières nouvelles de la Régence. » Vous sentez que c’est dans les intéréts de celle-ci et de » son emprunt qu'il voyage. Il a désiré une lettre pour » un de nos plénipotentiaires, et je vous donne la préfé- » rence en vous priant de l'introduire auprès de vos col- » légues. Je l’engage à être le moins long-temps possible » à Vérone, où l'on parlera trop de son arrivée, et à re- » venir lé plus tôt possible. Dites à M. le prince de Met- » ternich que je l'engage à l'écouter. Le tout est en bon- » nes mains, noble vicomte. Écrivez encore par lui. Je » suis fort content des nouvelles qu'il apporte des élec- » tions : cinq mauvaises. Que Dieu vous inspire. Parlez » de moi à vos collègues et à tout le congrès.

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