‹ Congrès eucharistique régional de Sainte-Thérèse, diocèse de Montréal, 12-14 septembre 1913Chapitre 24 sur 51 · Rôle de la Mère · texte numérisé non relu

Rôle de la Mère

D'après ce que nous venons de dire, le travail de culture sur l'esprit et la volonté de l'enfant doit commencer dès le bas âge. Ce travail se fera donc dans la famille, au foyer familial. Et par qui sera-t-il accompli, qui donnera à l'enfant cette éduca-

tion religieuse et eucharistique ? Vous l'avez déjà deviné, Mesdames, ce sont les parents, le père et la mère de l'enfant. Dieu voulant avoir de véritables adorateurs, et en grand nombre, sur la terre comme dans le ciel, se sert de votre intermédiaire. Il vous donne des enfants qui sont avant tout les siens. Il vous les confie, pas pour d'autres fins que de les conduire à Lui. La mère tout naturellement joue le rôle principal dans la formation dont il s'agit; le père n'en est que l'auxiliaire et le soutien. Ainsi semble le vouloir la divine Providence.

Remarquez-le bien, Mesdames, c'est elle, la mère, qui doit accomplir auprès de son petit enfant, la tâche sublime de le formeràlapiété, à la vertu, à l'amour de Jésus dans la sainte Eucharistie; elle qui donnera à sa jeune intelligence les premières notions de la vie divine et qui fera pénétrer cette vie divine dans son jeune cœur. La mère se trouve donc revêtue d'une mission des plus importantes, d'un ministère sacré qui fait d'elle le premier, le principal auxiliaire du prêtre. Je dirai plus: la mère est la seule personne placée auprès du petit enfant pour Vinstruire et le former, le prêtre ne peut rien faire pour l'enfant à cet âge, vu les circonstances ordinaires.

Nous vous dirons donc, Mesdames, que nous comptons sur vous avant tout autre pour amener les petits enfants à la connaissance, à l'amour et à la pratique de la sainte Eucharistie, tel que le désir l'Eglise par l'enseignement de celui qui est chargé de la conduire. Le maître, la maîtresse à Vécole vous viendra en aide sans doute, mais seulement après vous ou avec vous; le prêtre apportera aussi son concours, mais encore ici, après vous ou avec vous. Il n'y a en cela aucune exagération. Personne ne saurait suppléer au rôle dévolu à la mère, en ce qui concerne la communion précoce et la communion fréquente de ses petits enfants. Personne ne saurait comme elle leur apprendre, dès l'âge le plus tendre, que Jésus est dans la blanche Hostie, que ce même Jésus les aime, qu'il désire venir dans leur petit cœur, comme il le fait pour les grandes personnnes.

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