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pille s'échaufïait : Jean rHaillard, compère du prévôt, et qui avait élé un de ses plus intimes afiidés, mais qui rompit ouvertement avec lui toute amitié ce jour-là même, commandait en ce mouicnl le quartier de la ville oùs'élailémue laqucrclle. il arriveau bruit, avec Simon JMaillard, son l'rère, et plusieurs de leurs amis. Etienne , lui dit-il , que faitesvous ici à cette heure? — Que vous importe de le savoir? lui répond le prévôt ; je suis ici pour prendre garde à la ville dont j'ai la gouvernement. — Par Dieu! il n'en va pas ainsi ; mais vous ri êtes ici à cette heure pour nul bien ; ei je vous montrerai (en s'adrcssant à ceux qui étaient auprès de lui) comment il trahit la ville. — Le prévôt l'interrompant : Jean , vous mentez. — C'est vous y Etienne , qui mentez. Aussitôt Maillard, suivi des siens , monte à cheval, fait flotter une bannière roj'ale, et parcourt les rues, en criant : 31onjoye Saint- Denis au roi et au duc ; et il s'arrête quelque temps aux Halles, et donne l'alarme au peuple. Le prévôt ne se déconcerte pas, et trompant par une ruse ceux qui auraient pu l'arrêter, il fait, ainsi que ses gens, le même cri : Mortjoye Saint- Denis au roi et au duc ; et ils vont en toute liàle à la j)orteSt.-Anloine.
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(1) Pendant cette alterealion de iVIailiard et de Marcel , le sire Pépin Desessarts , et le sire Jean de Charny avaient en , dit Froissart, par inspiration divine, quelqne révélation du coup qu'on préparait. Sans être d'intelligence avec Maillard, il;^ s'arment; et Martin Desessarts , frère du chevalier, Jacques de Ponloise , huissier d'armes, se joignent à ces braves. Leur pr'Miiier appel a rassemblé un grand nombre de leurs amis et de bonr'jfcois restés fidèles. au roi et au dauphin. D'abord ils se précipitent dans la maison de Joseran deMascon, trésorier du roi de Navarre, agent dd ce prince à Paris, et l'un des principaux conspirateurs. Leur vengeance est trompée; déjà il était auprès de Marcel. Ils courent soudain à l'hôtel de ville. Le chevalier Desessarts y saisit une bannière royale , et se met à kl poursuite du prévôt et de ses complices , en criant avec ses amis : Monjoye
(1) J'ai beaucoup proûté , pour l'es-actitiKle de ce récit, d'un mémoire plein d'érudition et de sagacité , lu à l'Académie des Inscriptions et Belles - Lettres , en 1778 , par M. Dacier. ( Voy. tom. XLllI, pag. 563.) 11 a corrigé, au sujet de ce fait très - important et jusqu'alors altéré par la tradition vulgaire , l'erreur de prescjuc tous les historiens modernes.
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Saint-Denis au roi et au duc : meurent les traîtres. En un moment ils sont à la porte Siiint-Antoinc; ils surpreniieiil Marcel , tenant dans ses mains les ciels de Paris, et l'inlcrprllenl brusquement. Là , comme à la IjuslilJc lie Saint-Denis, commenrcnlde violens débats : les esprits s'ai;^rissent par de mutuelles injures. 3fnillard était déjà venu , et partageait avec ces lîdèles les périls et l'honneur. Les amis de ^farcel se mettent en défense. On se mêle , on se l'rappe eu tumulte. Le peuple attroupé poussait des cris confus : A mort, à mort; tuez, tuez le prévôt et ses alliés , car ils sont traîtres. Philippe Ciffart, échevin , était bien armé et le casque sur le Iront; il vendit chèretncnt sa vie. Au moment où Marcel , qui était monté sur les degrés de la bastille , allait s'enfuir, le sire de Charny lui décharge un coup de hache sur la tète , et le renverse mourant. Pierre Fouace , et d'autres bourgeois, irrités par la chaleur du combat, cl pleins d'animosité contre le perfide, se jettent sur lui, et l'achèvent à coups d'épées et de hallebardes. Simon le Paumier, et beaucoup de ses satellites , percés de mille blessures en même temps, expirent autour de son corps plus noblement qu'il n'appartenait à de tels
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hommes. On se saisit des autres , et on les envoie en (lillerenles prisons.
Mais l'ennemi menaçait toutes les portes s im instant de retard pouvait encore perdre la capitale. Messire Pépin Desessarls, et le sire de Charnjf, et Maillard , et leur troupe vaillante se multiplient par leur rapidité. Ils volent à la porte Saint-Honoré, agitant, en signe de ralliement, leurs bannières rojales^ et les chevaliers, et les bourgeois, et la multitude, qui marchent en désordre sur leurs pas à la lueur des flambeaux, répètent avec eux : Monjoye Saint-Denis au roi et au duc} meurent les traîtres. Partout où ils passaient, la rumeur interrompait tout à coup le sommeil des habitans. Cette lumière au milieu de la nuit , ces cris d'alarme , le murmure et les clameurs de la foule, le cliquetis des armes , avec les inquiétudes auxquelles on ne cessait depuis long-temps d'être en proie, jetaient d'abord la terreur. Tout le monde était sur pied; et le bruit de cet événement s'étant répandu aussitôt dans toute la ville, la peur ou la malveillance exagéraient ou altéraient les récits, et remplissaient tout de confusion. Quelques-uns des combattans expliquaient eux-mêmes ce qui venait de se
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passer. Le peuple s'unissait à leur entreprise, et, par un eflet de sa légèrelé et de sa violence ordinaires, passant de l'enthousiasme à la liainL-, il poursuivait avec acharnement les partisans du prévôt : ^ mort, tuez , tuez Us alliés dit prévôt , car ils sont traîtres. L'échevin Delile , Gille Marcel, Jean Sorel, et beaucou]) d'autres, lurent massacrés, peut-être par les mêmes mains qui avaient égorgé les maréchaux de Champagne et de TSormandie. Toi est le peuple , toujours prompt à l'aire de ces sanglantes exéciilions sans juger la cause, et à se venger de ses é>;areniens sur.«es idoles de la veille. Le couraire et l'activité du sire Desessarts et de ses compagnons les rendirent encore vainrpieurs des rebelles qui tenaient la porte Saint-Honoré. Ceux qui essayèrent de résister, perdirent la vie sur-le-champ : on mit les autres en prison. Cette nuit mcme, on s'em])ara des plus grands factieux, cl ils avoucroni tous leur crime. Dès que le jour parut , on lit assembler le ])euple dans le marché des Halles. Le sire de Cliarny , tenant sa hache ensanglantée, et Maillard, élevant aux yeux de tous la bannière royale, et leurs intrépides amis y étaient venus en armes. Au milieu
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d'eux, le sire Desessaits , sur lia ëchafaud dressé à la hàle , adressa ce discours au peuple :
« Parisiens ,
« Si vous avez eu souvent des actions de «t grâces à rendre à 'Dieu et aux Saints qui « protègent notre bonne ville, jamais vous « n'avez dû leur en adresser de plus magni- « fiques et de plus solennelles que pour cette « nuit dernière. Je frémis à la seule idée du « péril que nous avons couru tous. Quelques « inslans plus tard , nos murs étaient livrés « à IWnglais; des soldats furieux se répancc daient avec les autres satellites du tyran « dans tous les quartiers de la ville; les maice sonsélaientmarquéespourle carnage, nous « étions éuoriiés avec nos femmes et nos en- « fans : ceux qui auraient survécu restaient « sous le joug d'un prince usurpateur, en « proie aux horreurs de la guerre civile , a victimes de la trahison , exposés avec les tt méchans à la vengeance du légitime sou- « verain. Le ciel nous a inspirés; il nous a « conduits sur le lieu et dans le moment où (c le crime allait être consommé. Voici le « bras qui a frappé les perfides (en montrant
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« le t.iic de Charnj) ; voici la Iiache leiiile 'X «le leur sang. Parisiens, nous soiiinies «V vos libérateurs , ou des astassins. Pleu- « re-l-on Martel comme un bon citoyen , « un bon niaj;istrat ? nous avons niéiilo le a supplice. Mais avons-nous brisé vos l'ers ? « vous avons-nous mis en état de décider li- « brement de votre sort? nous ne deman- « dons pas de récompense et d'éloge : la vue « de nos concitoyens que nous avons sauvés « nous est un digne salaire. Nous deman- « dons à ceux qui lurent égarés de se repen- «; tir; aux autres, de nous soutenir et d'à? a. chever ce que nous avons commencé pour « le salut de la patrie. Si nous nous étions « souillés d'un sang vertueux, oserions-nous «< paraître au milieu de nos concilojens? « Nous j)orlons tous en nous-mêmes un juge <( incorruptible qui intimide le coupable, et « qui le l'orce à se cacher et à liiir l'approche u des hommes, de même qu'il enhardit l'in- « nocent. Marcel lui-même, l'audacieux « Marcel , se montrait-il en ])ublicavec conte liance et sans escorte ? Nous , citoyens , « après ce que nous avons fait, nous venons « sans crainte, sous la protection des gens « de bien, nous soumettre au jugement du « ])euple. Cilojens, je vous iirends tous à
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« lénioiiis; si les partisans du bon ordre et « de la justice avaient eu assez de puissance « et de force pour arrêter Marcel avec ses « complices, et qu'ils l'eussent fait conipa- « raître devant le tribunal des trois Etats du « rojaume, en disant : C'est lui <jui se vaii- « tait de réformer les abus et de venser les « droits et la liberté du peuple, et qui usur- « pait par la fourberie et par la vioK nce ua « empire despotique dans tout le royaume ; « c'est lui dont les intrigues ont fomenté la « guerre civile, en armant les ordres de l'Etat « les uns contre les autres ; c'est lui qui , au « mépris de la justice rojale, mit en liberté « le roi de Navarre, ennemi du roi, ennemi « de la patrie, ennemi de la paix, ennemi « des lois; c'est lui qui a bouleversé toutes les « cours de justice et tous les tribunaux , les « a remplis de ses créatures et de ses com- « plices , tandis qu'ils proscrivaient d'anciens « etde respectables magistrats; c'est lui dont « l'insatiable avarice a envahi, dilapidé le « domaine des monnaies , et a dévoré les « subsides et les trésors destinés à la défense « de l'htat et à la rançon du roi; c'est lui qui « s'est arrogé le droit de marcher entouré « d'une troupe de satellites, toujours prêts à « imiuoler les citoyens à ses vengeances, à zo
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« ses moindres soupçons; c'est lui qui, yien- « danl ces dernières années, a répandu sans « cesse dans Paris le lumulle et l'alarme , a « excité des émeutes, a l'ail prendre les ar- « mes au ]>eu]ile, a obstrué nos rues dc!)ar- « ricades cl de machines de guerre, a tenu « la ville en étal de siège, a fermé nos portes « aux troupes du régent, pour recevoir les « soldats ennemis; c'est lui qui usait nos bras « et nos biens à élever autour de Paiis des « murailles et des tours, non pas comme un « rempart pour nous défendre , mais comme « des entraves pour nous tenir captifs; c'est « lui qui , ne cessant de persécuter avec « acliarnement les fidèles serviteurs du roi, « les a contraints de s'cApatrier, ou les a li- « vrés au \ supplices , ou les a fait égorger en « présence mémcdu prince dont il a osé mea nacer les jours; c'est lui qui, arborant in- « solemnienl le signe de la révolte, força les « Parisiens, força le fils de France à prendre a sa couleur et sa livrée; c'est lui qui , après « avoir violé la majesté royale par les r)lui <c horribles altentats, a réduit un prince ver- « lueux à chei'cher sa sûreté partout ailleurs « que dans sa capitale, et à venirassiéger une tt ville qu'il aime ; c'est lui qui , soigneux de « conserver la vie des étrangers, menait ses
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« concitoyens tl;ui.s les pièges où les Anglais « les attendaient pour les égorger en tralii- « son ;. c'est lui qui , tramant clans un seul « complot tous les crimes à la l'ois, assassi- « nait son roi dans les prisons de l'ennemi, a dépouillait l'héritier, couronnait un usur- « pâleur, désignait lesniaisons des citojens (c pour le pillage et pour le massacre. .Te vous « le demande , en entendant ces accusations ce trop véritables , qui hésiterait à le con- « damner? qui ne trouverait tous les sup- « plices trop doux pour ce traître ? Nous ce avons prévenu le dernier de ses crimes ,' « qui allait assurer notre perte et son impu- « nitë. La hache du sire Charnj a remplacé « le glaive de la loi. Y a-t-il quelqu'un dans « cette assemblée qui réclame contre la mort ce de Marcel ? Non ; regretter des traîtres à ce la patrie , c'est tremper dans le parricide, ce Marcel était allié à ma famille (i); il s'est ce déclaré ennemi de la France; j'ai secondé « ceux qui l'ont tué. Vous ne gémirez plus « sous le joug de sa tj^rannique liberté, vous (( ne craindrez plus qu'on épie vos discours, ce qu'on interprète vos regards , vos gestes,
(0 La femme de Marcel se nommait Marguerite Desessarts..(Mém. Hav., pag. 3i4. )
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« voire silence ; vos ponsoes ne seront plus « cuptivcs ; voire sommeil ne sera ])liis Irou- « blé par des cris de terreur ou de rage ; les « honnêtes citoyens ne redouteront pins ni « la prison , ni l'édialaud, ni le fer des assas- « slns; vous vivrez tranquilles et en sûreté « dans l'asile de vos loyers domesliques. Le « tyran est mort. Vive le roi! vive le régent! w Rallions-nous autour de nos maîtres véri- « tables, ceux que les droits du sang et le <c vœu de la nation ont établis sur le trône, « ceux qui, par leurs vertus, ont consacré « leurs titres. L'obéissance à l'autorité légi- (( time est le commencement de la liberté. « Le réaent nous tend les bras : retournons « à lui sans défiance , connue il revient à « nous sans dissimulation. Ne redoutez point « son armée : rebelles, elle nous menace; <( soumis, elle nous protège, (^e seront nos « libérateurs. La clémence et la générosité « furent toujours naturelles à nos princes. « Pour qu'ils soient bons, il faut seulement « ne pas les forcer à sortir de leur caractère. « Pourrions-nous outrager par des craintes « injustes celui qui , opprimé quelque temps « par le malheur, mais sans se l.lisser avilir, « reprend son pouvoir sans en abuser; ([ui, « suivi d'une arméecapablede nous vaincre,
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« s'est toujours pvèlé aux négocialions, mal- « gré les ruptures des traités, et voulait être « rappelé comme pacificateur etnou rentrer « en conquérant ? Le sang qui a coulé cette « nuit, celui des traîtres niaintenantenfermés « dans les prisons, suffit à la vengeance de « la majesté royale. Le cœur du prince ne « confond point le peupleaveclcsséditieu.x. « Les égareniens sont oubliés ; on nesesou- « viendra que du bien. Venez , le. roi qui « traite avec ses eni'ans , vous comptera « comme un dévoûment fidèle une sourais- « sion nécessaire. Il est temps que la paix « renaisse pour nous; il est temps que nous a chassions l'étranger de notre belle France, « que le bonheur rentre dans nos cités avec a l'industrie et le commerce. Français , « quelle prospérité, quelle gloire nous at- « tendent, si nous remplissons tous notre « devoir envers le souverain et la patrie ; si, « renonçant à toutes nos divisions, à tous « nos ressentimens, nous ne faisons enfin « qu'un même peuple! Quand le monarque « offensé pardonne, les sujets refuseronl-ils « de se pardonner mutuellement? Nous n'a- « vons plus qu'un seul intérêt , le salut et « l'honneur de la France ; nous n'avons plus
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« qu'vm seul sentiment, l'amour du roi et « de la patrie. »
Ces paroles furent accueillies avec des cris et des transports de joie. Quel changement raj)ide dans la face de l'Elat ])ar la «^liule d'un homme ! La veille les gens de J»ien n'osaient élever la voix. En ce jour les ïnéchanls étaient contraints de dévorer en silence leur colère. On proclamait partout, avec l'enthousiasme de l'admiration et de la reconnaissance , les noms des libérateurs de Taris et du royaume , et le sire Pépia Desessaris , et le sire Jean de Çharnj'(i), et Jean Maillard (2) et Simon son frère (3). .11 n'y avait plus qu'un vœu, puisqu'une voix, pour demander le retour du régent. Tous les bourgeois, comme s'ils se relrou- Aaient après avoir échappe à la mort , s'embrassaient en se félicitant de cette heureuse
(1) Le père ou le frère de ce seigneur (GcolTrov de Cliarny) portait l'oriflamme «via bataille de Poitiers, ety fut tué. (Voy./y/6^.</(.'/^rance, par Marcel, in-i 2, vol. 111, pag. 72.
(2) Maillard reçut, en 1372, des lettres de noblesse. (V. Mciu.de M. Dacier, Acad. desinsc., t. XLIIl.)
(3) Simon Maillard fut maître des eaus et forets en i36'0". (Voy. Hist. de Marcel, tom. III , pag. 89.)
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révolution , présage de la jiai.x , et source de consolation et d'espérance. On n'était plus dans l'incertitude que sur le choix des députés qu'on enverrait au daupliin pour le prier de rentrer dans sa capitale, où l'on désirait si vivement sa présence, (i) Ou nomma Simon Maillard , avec messire Jean Alplions (2) et maître Jean Pastoret (3), avocats au Parlement, qui avaient gagné par leur mérite et leur probité la confiance des Parisiens , et qui par leur attachement aux bonnes maximes devaient être agréables au prince. Avant de retourner dans Paris, il voulait qu'on eût satisfait à la majesté rojale. Il nomma une commission pour juger les principaux factieux (4)- Le
(1) Froiss , liv. I, cli. 187.
(2) L^hisloire ne fait plus incutionde messire Jeaiî Alplions après ces événeinens.
(3j Maîue Jean Pastoret fut avocat -général au Parlement en i364 ( voy. Hist. des Avocats, par M. Fournel , in-8°; tom. 1 , pag. 35<) ) , et grand-maître des eaux et forêts en 1379. Voy. Hist. de Marcel, tom. III , pag. 90.)
(4) Elle était composée de Pierre Demainville , Guillaume de Bescot, présidens du Parlement; maîtres Etienne de Paris, Pierre Hardi et Jean Beniier, maîtres des requêtes de l'hôtel du regont; maîtres Adam de SenZj Thomas Vanulii; Aubery Roussel, conseil-