‹ Connaissances nécessaires a un bibliophileChapitre 21 sur 143 · DE CE NOMBRE SONT · texte numérisé non relu

DE CE NOMBRE SONT

I* Les Ouvrages dont on n'a tiré qui trèi ptu tPextu^airet

Oq De doit pas se laisser tromper par îinetiop grande crédulité. D:ms la pri&ce des Considiraiûms sur les coups d'État, de Gabriel Kaudé, imprimées à Rouen en 1650, in-4'', on a assuré qu'il n'en avait été imprimé que douze exemplaires. Cependant de Colomiez nous apprend, dans son Secuâl de Parlicularilés, qu'il y en a plus d'une centaine. Voyez Cohmesii Opéra Hamb., 1709, in-4", P3g<= 3^6.

■■ Ceux fue roH a tupprlnUs avec beaucoup 4t rigueur

La suppression d'un ouvrage n'en cause pas toujours la rareté ; au contraire, elle le fait rechercher avec tant de cupidité qu'il se trouve souvent des libraires avides de gain, assez hardis pour le mettre de nouveau sous la presse, dans l'espoir d'un prompt

débit; mais l'éditioD supprimée devient infailliblement rare, soit qu'on en ait sauvé une portion, soit qu'elle ait été confisquée chez l'impriineur.

3* Ceux qui ontiti entihtment détruits pur quelque accident funeste

Les âammes qui dévorèrent la maison de Jean Hevelius détruisirent en même temps tous les exemplaires de ses ouvrages, et surtout la seconde partie de sa Machina Calestis, qui aurait été réduite au néant, s'il n'en eût donné quelques exemplaires à ses amis avant cet incendie.

4* Ceux dont on n'a imprimé qu'une partie et gui n'ont pas clé achevés

Cela arrive ordinairement quand l'éditeur ne trouve pas le moyen de faire achever son ouvrage ; il ne saurait le mettre en vente : il n'y a qu'un connaisseur ou amateur à qui il appartient d'en sauver quelques copies pour en prévenir la destruction totale.

146 CONNAI8SANCBS NéCESSAIRES A UN BIBLIOPHILE

3* Ceux imprimés sur du papier beaucoup plu» grand que celui dont on s'est senn pour le reste de rédition ou sur du papier vélin

On tire quelquefois d'un ouvrage, cinquante exemplaires, et même davantage, sur du grand papier ou sur du papier vélin ; mais ce nombre n'est pas suffisant pour empêcher qu'ils ne soient infiniment rares dès qu'ils sont sortis du magasin du libraire. La force du papier, sa beauté, et encore plus la grandeur des marges les font rechercher avec tant d'empressement par les curieux que souvent ils ne mettent point de bornes au prix qu'ils y attachent.

6» Les exemplaires d'un ouvrage imprimé sur

du vélin

Ces livres sont ordinairement très rares et très recherchés, parce qu'on n'en tire ordinairement que deux ou trois, vu qu'ils montent à un prix excessif.

7« Les anciens manuscrits, avant ou après l'invention

de l'imprimerie

Ces manuscrits originaux font la richesse des Bibliothèques. Ils sont ordinairement

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